France-Côte d’Ivoire : à Lens, capitaine Varane s’offre un vibrant retour aux sources

France-Côte d’Ivoire : à Lens, capitaine Varane s’offre un vibrant retour aux sources
Football

FOOTBALL – Raphaël Varane portera le brassard de capitaine, mardi soir, à l’occasion du match amical entre l’équipe de France et celle de Côte d’Ivoire. Symbole dans le symbole : la rencontre aura lieu au stade Bollaert-Delelis de Lens, là où tout a commencé pour lui.

C’est sur un coup de fil de Zinedine Zidane que s’est terminée l’aventure lensoise de Raphaël Varane. À l’époque, en mai 2011, le jeune défenseur passe son bac ES (qu’il obtiendra avec mention) et croit alors à un canular : il raccroche au nez du n°10 mythique des Bleus, qui devra le rappeler pour lui assurer que l’intérêt du Real Madrid à son endroit n’est pas une blague. Cinq saisons plus tard, c’est avec le brassard de capitaine de l’équipe de France que le Madrilène rentre en bercail, le temps d’un match amical face à la Côte d’Ivoire, mardi soir, au stade Bollaert-Delelis. À l’âge de 23 ans. L’occasion pour lui de mesurer le chemin parcouru.

"Pour moi, tout a été très, très vite, sourit-il ce lundi soir, en conférence de presse de veille de match. J’en garde un très bon souvenir, même si je n’ai pas vraiment eu le temps d’apprécier Bollaert en tant que joueur." En effet, Raphaël Varane n’aura joué qu’une saison chez les professionnels de son club formateur, le Racing Club de Lens, ne disputant que 26 matchs, alors qu’il n’était même pas encore majeur, avant de taper dans l’œil du plus grand club d’Espagne, voire du monde.

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    Marc Westerloppe, qui avait attiré ce Lillois de naissance chez le rival sang et or quand il n'avait que 10 ans, avait confié à LCI.fr : "Dès le départ, on s'est rendu compte de sa grosse marge de progression. C'était déjà un garçon très intelligent sur le terrain. Il a poussé physiquement entre 16 et 17 ans. Ça l'a fait gagner en tonicité, en puissance et en confiance. Le tout sans programme spécifique. Quand vous avez le physique, la technique et le mental, vous êtes fatalement un joueur de haut niveau." Puis d'annoncer : "Dans trois ans, il sera en équipe de France." Cela a pris 18 mois.

    Ironie du destin : lors de sa toute première apparition en équipe première du RCL, il se trouve au marquage... d’Olivier Grioud. "C’est vrai, mon premier match, c’était contre Montpellier ici, rembobine-t-il, avec l’œil pétillant et nostalgique d’un vieux briscard. Olivier ne se souvient pas du tout que c’était moi sur lui, mais moi oui ! Je lui ai appris assez récemment (rires)." Peut-être l’attaquant a-t-il inconsciemment enfoui dans sa mémoire une soirée pénible, durant laquelle il n’avait pas vu le jour, à cause du sens de l’anticipation déjà phénoménal du gamin.

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      Autre clin d’œil : Raphaël Varane aura en face de lui, mardi soir, un pensionnaire et camarade du centre de formation lensois. Un certain Serge Aurier. "Serge, je l’ai bien connu pendant ces années, même s’il était un peu plus âgé (de huit mois, ndlr). Il a toujours eu cette force de caractère, ce mental. C’est un joueur qui a de grosses capacités athlétiques et techniques. Il m’a marqué. Il a passé les étapes très rapidement. Il a beaucoup, beaucoup de potentiel." On jurerait qu’il évoque là un jeune joueur en devenir, et pas un titulaire indiscutable du PSG, pointure mondiale à son poste. Question de point de vue.

      Face à la Côte d’Ivoire, il ne sera toutefois pas vraiment question du Racing, juste de Lens. Et Lens, c’est d’abord un stade, pouvant accueillir plus de gens (40 000) que la ville ne compte d’habitants (36 000). C’est-à-dire le phare de toute une région. "Il y a une ferveur, une passion, une chaleur chez le public lensois, décrit Didier Deschamps. C’est une région de foot, ça l’a toujours été. Ils seront très heureux de voir l’équipe de France." Surtout l’enfant chéri du pays. Lequel parle de cette enceinte, chose rare chez lui, en des termes empreints de sentiments : "C’est une immense fierté pour moi de revenir, une émotion particulière. J’ai passé peu de temps sur le terrain mais beaucoup dans le stade. Donc j’ai pu en profiter. J’ai voyagé depuis, mais je n’ai jamais connu ailleurs une ambiance pareille. À part peut-être à Liverpool. Ça s’en rapproche un peu. Mais c’est quand même différent. Bollaert, c’est unique." Là-bas, c’est le cœur qui parle. Et qui chante.

      En vidéo

      L'interview "Qui est le plus" de Raphaël Varane

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