France-Ecosse : recomposée dans l’urgence, la défense des Bleus est priée de se débrouiller !

Football
EQUIPE DE FRANCE – Dans sa quête d’automatismes en vue de l’Euro 2016, la défense tricolore, minée par les forfaits, a-t-elle pu s’appuyer sur le stage en Autriche pour se roder ? Tout porte à croire que non...

"Non seulement je sais que je peux faire mieux, mais je sais que je vais faire mieux", avait promis Adil Rami lundi soir, dans la zone mixte de la Beaujoire, après un France-Cameroun (3-2) qui l’avait vu tout rater. De son côté, Blaise Matuidi assurait, à la veille du départ des Bleus pour l’Autriche, lieu de leur second stage de préparation : "La défense, on a encore le temps de la travailler." Vous en êtes sûr ?, avait-on relancé le milieu aux trois poumons. "Bien sûr que j’en suis sûr !" Pourtant, un peu moins d’une semaine plus tard, ce vendredi à Metz, à la veille du dernier match amical avant l’Euro 2016, face à l’Ecosse, on a entendu tout autre chose, concernant un secteur obligé de se recomposer dans l’urgence.

Trois des quatre titulaires de la défense quart-de-finaliste au Brésil il y a deux manquent en effet à l’appel (Varane, Sakho et Debuchy). Absences auxquelles on peut ajouter celle de Jérémy Mathieu, touché à un mollet et forcé de quitter le groupe la semaine dernière. Samedi, à Saint-Symphorien, Didier Deschamps reconduira donc le quatuor Evra-Koscielny-Rami-Sagna, dont la charnière n’a que deux matchs dans les jambes, en plus des entraînements autrichiens, donc.

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"Depuis que je suis en poste, j’entends que la défense centrale est le point faible, mais on marque aussi des buts... On devra être le plus performant possible défensivement. On fera tout pour s’améliorer avec les joueurs qui sont là. Mais ça dépendra aussi de l’adversaire. On a vu lundi face aux Camerounais beaucoup de vitesse et de puissance dans le camp d’en face", a souligné le sélectionneur ce vendredi. Sans doute conscient qu’il ne tenait pas là des propos rassurants...

On se souvient qu’à la veille de France-Cameroun, Hugo Lloris avait dit ceci : "On a besoin de jouer. Les entraînements ne suffisent pas. Les matchs amicaux permettent de régler ces petits détails, qui serviront pendant la compétition." Encore plus proche de la vérité, Patrice Evra, ce vendredi, a lâché cet aveu : "C’est impossible de remplacer les blessés. Et on n’a pas le temps de trouver des automatismes. Il faudra compenser avec notre envie. Et se mettre d’entrée dans la compétition. Si on prend un but contre la Roumanie, on va douter. Alors, si quelqu’un perd un ballon, on doit tous se sacrifier." On ne doute pas que ces Bleus-là ont beaucoup de cœur. Mais on redoute que l’enfer puisse être pavé de leurs bonnes intentions.

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