Franck Ribéry : "c'est la mort dans l'âme que je quitte les Bleus"

Football

EQUIPE DE FRANCE – Avant de quitter ses désormais ex-coéquipiers, Franck Ribéry a tenu à préciser les raisons de son forfait pour la Coupe du monde. Il est désormais le premier supporter des Bleus.

"C'est la mort dans l'âme que je suis contraint de quitter l'Equipe de France et de renoncer à la Coupe du Monde." Comme sur le terrain, Franck Ribéry est allé droit au but au moment de s'exprimer une dernière fois avant de quitter Clairefontaine , ses coéquipiers et son rêve de Coupe du monde.

"J'ai toujours espéré, après avoir noté des signes encourageants ces derniers jours, pouvoir être d'attaque pour France-Jamaïque. Mais les tests poussés auxquels je me suis soumis ce vendredi matin ont réveillé mes douleurs lombaires." Stoppé net dans une course lors de l'entraînement de ce vendredi, Ribéry est vaincu par ses douleurs récurrentes au dos.

Une blessure qui s'aggrave, un leader qui s'en va

Pire, elles se sont aggravées. C'est ce que le staff de l'Equipe de France a constaté après un passage du numéro 7 des Bleus à l'Hôpital. "L'IRM passée à l'hôpital de Rambouillet n'a fait que confirmer les impressions ressenties à chaud et l'aggravation du mal, et donc mon incapacité à m'entraîner et à jouer normalement, a précisé le joueur. Dans ces conditions et malgré les soins prodigués par le staff médical que je remercie sincèrement, mon forfait était inévitable."

L'équipe de France s'évite donc un feuilleton comme l'avaient été les blessures de Zinédine Zidane et Patrick Vieira en se séparant de Ribéry avant le départ pour le Brésil mais perd son meilleur élément. Pour le joueur, éliminé en demi-finale de la Ligue des champions et seulement troisième du dernier ballon d'or, c'est une saison très compliquée qui se termine. "Je quitte mes coéquipiers le coeur gros, mais je sais qu'ils vont faire le maximum pour le maillot bleu et pour aller le plus loin possible dans la compétition." En bon meneur, il a tenu a avoir une dernière pensée pour ses, désormais, ex-coéquipiers. "Je sais que je peux leur faire confiance. Je suis désormais leur premier supporter." Ils vont en avoir besoin.

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