Indian Super League - Sylvain Monsoreau : "En trois jours, j'ai dit oui"

Indian Super League - Sylvain Monsoreau : "En trois jours, j'ai dit oui"

FOOTBALL – Au cœur du mercato estival, les vétérans Robert Pirès, David Trezeguet et Nicolas Anelka ont signé pour la toute nouvelle Indian Super League. De nombreux anciens pensionnaires de Ligue 1 ont suivi le même chemin. C’est le cas notamment de Sylvain Monsoreau, formé à Sochaux et passé par Lyon, Monaco et Saint-Étienne. Pour l'argent ? Pour se relancer ? Il nous explique son choix.

Sylvain Monsoreau a passé le cap de la trentaine. L'ancien Sochalien affiche près de 230 matches de L1 et a connu une expérience compliquée avec Saint-Étienne, il y a deux ans, et avec Troyes l'an dernier. Pourtant, à 33 ans, le défenseur latéral n'a pas dit son dernier mot, et avec d'autres anciens de la L1, il est parti en éclaireur en Inde, où débute dimanche l'Indian Super League . Une destination exotique sur laquelle il nous dit tout.

Comment avez-vous pris la décision de partir jouer dans un Championnat aussi exotique ?

Je n’avais pas joué depuis an après des expériences compliquées à Troyes [son dernier club, ndlr] et Saint-Etienne. Je gardais la forme en m’entraînant, mais ce n’est pas simple sans jouer. J’avais quelques touches en CFA et National, mais rien de plus, les clubs n’avaient pas confiance parce que je n’avais pas joué de la saison. J’ai reçu un appel de Bruno Satin [un agent français, ndlr] qui a géré la plupart des contrats avec l’Indian Super League, il m’a présenté le projet et j’ai dit oui en trois jours. Je vais pouvoir rejouer, tout en m’enrichissant culturellement.

C’est une nouvelle aventure ou un dernier challenge ?
Je sais qu’en France, à 33 ans, on est vieux, mais je peux encore jouer quelques saisons. J’en ai l’envie. J’ai continué à m’entraîner pendant ma période sans employeur, mais quand est arrivé le mercato, il y avait un problème de visibilité. Certaines personnes se sont renseignées mais ils m’ont dit qu’ils ne voulaient pas prendre de risque. Là, je vais pouvoir prouver que j’ai encore le niveau et pour le mercato d’hiver, j’aurai des références à présenter. Et puis, cela peut aussi ouvrir des possibilités sur les autres Championnats asiatiques.

EN SAVOIR +
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Les investisseurs indiens ont les moyens financiers de créer ce Championnat. Pour vous, joueurs, n'est-ce pas aussi une bonne opération financière ?
C’est plus intéressant qu’une année en CFA, mais ce n’est pas non plus un contrat mirobolant. Pour les “Marquee Player“ (Alessandro Del Piero, Fredrik Ljungberg, Robert Pirès ou encore David Trezeguet), les contrats sont sans doute plus gros que les nôtres. Mais sinon, tous les joueurs européens disposent du même contrat. En tout cas pour moi, pour Bernard Mendy (ex-PSG), avec qui j’étais en stage UNFP, ou pour Apoula Edel (ex-PSG), qui est mon coéquipier à Calcutta, l'aspect financier était à la marge dans la réflexion. C’est pas comme signer au Qatar ou en Chine.

Ce Championnat créé de toutes pièces suffira-t-il pour sortir le foot de l'anonymat en Inde ?
Évidemment, ici, le sport star, c’est le cricket. Mais les compétitions de football européen sont très suivies, notamment la Premier League. Mais localement, il y a beaucoup de supporters, nous l’avons senti dès notre arrivée. Et mes coéquipiers indiens m’ont expliqué qu’il y a un derby à Calcutta qui attire 120 000 personnes dans le stade. Donc je pense que oui, il y a du potentiel. Après, le sport en lui-même est sous-développé, il faut tout créer, des centres de formation à la culture tactique.

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