Indice UEFA : pourquoi le PSG ne peut pas sauver seul le football français

Football
DirectLCI
DÉCRYPTAGE - Les barrages aller des coupes d'Europe, disputés la semaine dernière, ont fait très mal à la Ligue 1. Voilà désormais Lille, à Porto ce mardi soir, Saint-Étienne, à domicile contre Karabükspor, et Lyon, sur la pelouse de l'Astra Giurgiu jeudi, condamnés à l'exploit. Et c'est peu dire que la patrie footballistique est en grand danger cette semaine. Explications.

Il fut un temps, pas si lointain, où trois clubs français disputaient régulièrement la phase de poules de la prestigieuse et lucrative Ligue des champions. Il est en passe d'être révolu pour un bon moment et ce n'est pas le moindre des paradoxes, à l'heure où la Ligue 1 n'a jamais compté autant de stars planétaires en son sein. Après une piteuse manche aller la semaine dernière , trois de nos représentants vont en effet jouer très gros mardi (à Porto pour Lille en C1) et jeudi (face à Karabükspor pour Saint-Étienne, à l'Astra Giurgiu pour Lyon en Ligue Europa). En jeu : l'indice UEFA français, qui détermine le nombre de clubs par pays prenant part aux joutes continentales.

Concrètement, la France est, au départ de cette saison, 6e au classement (à voir dans le détail ci-dessous), derrière l'Espagne, l'Angleterre, l'Allemagne, le Portugal et l'Italie. Une position qui lui offre deux qualifiés directs en Ligue des champions (le 1er et le 2ème de L1) tandis que le 3e (en l'occurrence Lille) doit désormais passer par le troisième tour préliminaire (aller et retour) et un barrage (aller et retour) pour avoir le droit de goûter au festin de la phase de poules à l'automne. De quoi flinguer une préparation d'avant-saison et un mercato, mais un moindre mal au regard de la situation actuelle. Car la Russie, 7e, n'est plus qu'à un souffle (0,501 point) de nous passer devant.

Un match contre la Russie perdu d'avance

Cela n'est pas de l'ordre de l'anecdote : le cas le plus probable, aujourd'hui, est qu'au départ de la saison prochaine, la France ne compte plus qu'un club directement qualifié, le vice-champion de L1 devant se coltiner le parcours du combattant susmentionné. Et si aucun club russe n'est en mesure de jouer la gagne en Ligue des champions comme le PSG depuis deux ans, ni même de recruter un Falcao comme l'AS Monaco l'été dernier, cela ne va pas beaucoup peser dans les prochains mois...

L'indice UEFA repose en effet sur les résultats européens des cinq dernières saisons, dont celle en cours, avec un barème spécifique*. Surtout, le nombre de points amassés au total sur une année est divisé par le nombre d'équipes engagées en début de saison. Dit autrement : même si le PSG remportait la C1, cela ne suffirait sans doute pas à la France pour maintenir sa courte avance sur la Russie. À l'aise financièrement, les clubs russes (Zénith Saint-Pétersbourg, Rubin Kazan, CSKA, Lokomotiv et Spartak Moscou...) font régulièrement bonne figure en Ligue des champions ces cinq dernières années et, en Ligue Europa, on en trouve généralement au moins un en quarts de finale.

Nos clubs ne peuvent pas en dire autant. L'an passé, trois d'entre eux (Lyon en C1, Saint-Étienne et Nice en C3) avaient été éliminés dès les barrages estivaux. Ce qui nous pend de nouveau sérieusement au nez cette semaine. Et, avec un Monaco affaibli cet été placé dans le chapeau 4 (donc susceptible d'hériter de trois gros poissons en poules) de la C1 et Guingamp comme probable seul représentant tricolore en C3, la Russie a franchement de quoi se frotter les mains.

Indice UEFA (source UEFA) :

1. Espagne 82,142 pts

2. Angleterre 68,962

3. Allemagne 65,700

4. Portugal 54,049

5. Italie 53,510

6. France 43,416

7. Russie 42,915

8. Ukraine 36,916

9. Pays-Bas 36,396

10. Belgique 30,000

* 2 points par victoire, 1 par nul, puis des bonus à partir de tours franchis en Ligue des champions et en Ligue Europa

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter