"Insulté", Michel Platini exige des excuses de la Confédération africaine

"Insulté", Michel Platini exige des excuses de la Confédération africaine

FOOTBALL - En marge du débat sur la tenue, ou non, de la Coupe d'Afrique des nations 2015 tandis que le virus Ebola continue de faire de nombreux dégâts dans l'ouest du continent noir, la Confédération africaine s'en est pris ce mercredi à Michel Platini. Et le président de l'UEFA n'a pas tardé à répliquer, de façon tout aussi houleuse.

Non, le football ne se joue pas qu'en short sur de l'herbe. Les décisions les plus importantes sont généralement prises par des hommes en costume dans leurs bureaux. Comme en politique, c'est une affaire de rapport de force. Et de diplomatie. La passe d'armes surréaliste qui a opposé ce mercredi la Confédération africaine (CAF) au président de son homologue européenne, Michel Platini, l'illustre à merveille. En toile de fond, il s'agit de savoir si la Coupe d'Afrique des nations (CAN) peut bien avoir lieu au mois de janvier prochain, au Maroc comme initialement prévu, ou ailleurs . Ou s'il vaut mieux la reporter à cause des risques que représente la propagation du virus Ebola. Même si, en fait, leur discussion porte plutôt sur la légitimité de tel ou tel élu à s'exprimer sur cet épineux sujet.

Platini : "Votre communiqué me blesse"

Tout commence dimanche sur BeIN Sports, alors que le patron de l'UEFA est invité à donner son avis sur la question. Celui-ci est on ne peut plus consensuel : "La santé des gens est prioritaire. Il faut avant tout contacter les instances mondiales de la santé." Pourtant, cette réponse n'a pas plu à la CAF. Mais alors pas du tout ! "Il faudrait se garder de ce qui apparait en tout point comme une ingérence dans des affaires qui concernent d’abord l’Afrique, a réagi l'instance ce mercredi par voie de communiqué. La CAF s’est gardée de se prononcer sur quelque acte de gestion du football européen ou de tout autre continent. Elle tient à réaffirmer qu’elle attache du prix au respect de sa souveraineté et n’entend laisser qui que ce soit interférer dans la gestion de ses affaires."

La déclaration publique d'un président de Confédération au sujet de ce qui se passe dans un autre continent relève-t-il pour autant de l'ingérence ? C'est toute la question et pour Platini, évidemment, c'est non. Il l'a signifié quelques heures plus tard en publiant à son tour un communiqué. "Je n'ai jamais interféré dans ces affaires, s'est-il défendu. J'ai clairement dit à trois reprises que tout cela relevait de votre juridiction. Ceci étant dit, votre communiqué est basé sur de fausses informations. Je le considère comme injuste et même insultant. Votre communiqué me blesse. J'attends un retrait immédiat de ces allégations et des excuses formelles." Nul doute qu'en attendant la réponse à venir, personne ne saura où, et si, la CAN se jouera.
 

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