"Je n'ai aucun regret sur ce qui s'est passé" : après des mois de silence, Thierry Henry revient sur son expérience à l'AS Monaco

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CONFESSIONS - Sans poste depuis son éviction de l'AS Monaco à la fin du mois de janvier, après seulement trois mois en poste, la légende du football français Thierry Henry revient sur son expérience sur le Rocher dans un entretien pour le Telegraph. Un échec qui n'a semble-t-il pas entamé sa volonté de réussir en tant que coach.

Sept mois plus tard, il sort de son silence. Licencié le 24 janvier dernier par l’AS Monaco après seulement trois mois à la tête de l’équipe première, Thierry Henry revient, ce mercredi dans le Telegraph, sur sa première expérience de coach et sur sa détermination à réussir dans ce milieu.

"Tu gagnes ou tu apprends, et comme tu peux l’imaginer, j’ai beaucoup appris. J’ai toujours Monaco dans le cœur, c’est le club qui m’a donné ma première chance en tant que joueur et ma première chance en tant qu’entraîneur, alors je serai toujours reconnaissant envers ceux qui m’ont donné ça, les gens qui sont là et ceux qui sont partis", explique-t-il dans l’entretien, à propos de son séjour sur le Rocher.

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Je suis fier de ce que nous avons accompli avec une équipe aussi jeune.- Thierry Henry, dans un entretien au Telegraph.

Avant d’ajouter : "Je n'ai aucun regret sur ce qui s'est passé. C’est mon cœur qui a parlé. Je voulais retourner là où j'ai tout commencé. Si j’avais su que je n’avais que trois mois, j’aurais peut-être agi différemment. Mais si vous n'obtenez pas de résultats, peu importe les circonstances, vous devez partir. (…) Je suis fier de ce que nous avons accompli avec une équipe aussi jeune. Je n’avais aucun doute que l’équipe allait rester en Ligue 1 parce qu’il y avait suffisamment de qualité."

Si cette première expérience a tourné court pour la légende des Gunners, elle l’a conforté dans son envie de pratiquer le métier d’entraîneur : "J’en suis sorti complètement rassuré, c’est ce que je veux faire, je n’ai aucun doute là-dessus. J’ai vu certains de mes anciens entraîneurs après mon départ et ils m’ont dit : 'Maintenant, tu peux dire que tu es entraîneur parce que tu as été renvoyé. Maintenant tu es un coach Thierry'. Je ne me plains pas et je ne peux que remercier tout le monde, mais pour bâtir un héritage et bâtir quelque chose pour l’avenir, il faut du temps."

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Traitez-moi de fou si vous voulez, mais j'aime le football et je crois que je peux être un entraîneur à succès.- Thierry Henry, dans un entretien au Telegraph.

Passionné du ballon rond, le meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France est persuadé de pouvoir réussir dans ce milieu : "Je veux le faire parce que j'aime le jeu, c'est ma vie, ma passion. Traitez-moi de fou si vous voulez, mais j'aime le football et je crois que je peux être un entraîneur à succès. Je ne pense pas à la douleur, je ne pense pas à l'échec. Je n'aime pas la facilité. J'aime diriger et c'est à moi de faire en sorte que ça arrive."

Envieux de retrouver un banc dès que possible, Thierry Henry n’a, pour le moment, pas reçu l’offre qui lui convenait : "Mon téléphone n’a pas sonné pendant quatre mois après mon départ de Monaco et tout à coup, j’ai reçu cinq appels. Certains appels ne correspondaient pas à ce que je cherchais et d’autres étaient pour des postes de numéro deux. (…) Je ne serai pas numéro deux parce que je veux être un numéro un."

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