"Je suis Charlie" : le président du TFC défend son gardien et critique L'Equipe

Football

POLEMIQUE - Mardi un article fouillé de L'Equipe faisait le point sur la mobilisation ou non du football français après les attentats de la semaine passée. Et on y apprenait notamment qu'Ali Ahamada, le gardien de but du TFC, avait refusé de rendre hommage aux victimes. Information que réfute depuis avec force le président Olivier Sadran.

Attention, sujet brûlant. Dans un contexte national et international très tendu depuis la semaine passée et la tuerie à Charlie Hebdo , la policière abattue à Montrouge puis la prise d'otage à l'Hyper Casher porte de Vincennes, les articles abordant ce thème font souvent polémique. Et cette fois-ci, c'est d'un papier de  L'Equipe que vient la controverse : "Pas complètement Charlie les footballeurs ?", publié mercredi.

On y apprenait notamment que certains joueurs avaient refusé d'arborer le fameux message "Je suis Charlie", ce qui ne les pas empêcher de rendre hommage aux 17 victimes des attaques. Parmi eux, Ali Ahamada, le gardien de but de Toulouse qui, lui, n'a pas voulu porter un brassard noir en signe de deuil lors de la rencontre face à Lyon dimanche. Et le quotidien sportif d'évoquer une discussion animée entre le joueur et son président, Olivier Sadran.

"Il serait de bon ton que les journalistes de L’Equipe vérifient de façon crédible leur source"

Information qu'a réfutée depuis avec force ce dernier, dans un communiqué au vitriol publié mercredi après-midi. "Horrifié par l’interprétation" faite par L'Equipe, celui qui gère le club de la Ville rose depuis 2001 parle d'une "discussion d’ordre général sur la société que nous avons eu avec l’ensemble des joueurs".

N'évoquant pas le refus d'Ahamada de porter le deuil, contrairement à ses coéquipiers, Sadran rappelle surtout qu'il n'avait "absolument pas eu à convaincre Ali Ahamada de mettre le tee-shirt 'Nous sommes Charlie'" à l'échauffement. Surtout, le président du TFC tance ensuite l'auteur de l'article : "Dans ce contexte particulier et sur des sujets aussi sensibles, il serait donc de bon ton que les journalistes de L’Equipe vérifient de façon crédible leur source." Pour l'instant, et notamment dans son édition de jeudi, le quotidien n'a pas réagi.

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