Jérémy Ménez estime être "l'incompris du PSG"

Jérémy Ménez estime être "l'incompris du PSG"

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LIGUE 1 - Rarement titulaire, l'attaquant français ronge son frein sur le banc parisien. Une situation qui mine Jérémy Ménez, comme il l'a expliqué mercredi à la Gazetta dello Sport, et qui va le pousser à quitter le PSG en fin de saison.

Il ne respire pas le bonheur. De nature peu volubile, Jérémy Ménez offre depuis de longs mois un visage encore plus fermé qu'à l'accoutumée. Il faut dire qu'il n'y a pas grand-chose qui pourrait redonner le sourire à l'attaquant tricolore, lui qui cire régulièrement le banc du PSG et ne devrait pas faire partie de l'équipe de France qui s'envolera dans trois mois pour la Coupe du monde au Brésil. Un état de fait qui mine l'ancien Sochalien, pourtant très discret dans les médias .

Mercredi, pourtant, la Gazzeta dello Sport publie un long entretien avec celui qui a évolué à l'AS Roma et qui se verrait bien rebondir en Italie la saison prochaine, une fois refermée la douloureuse page parisienne. "J'ai été opéré du dos cet été et quand j'ai été de nouveau opérationnel, l'entraîneur avait fait ses choix, explique notamment celui qui n'a été titularisé qu'à neuf reprises cette saison. Ancelotti était plus proche de ses joueurs, tu te sentais important avec lui. Laurent Blanc a une manière différente de manager." En fin de contrat en juin prochain, Ménez a déjà refusé de prolonger, estimant ne pas avoir le temps de jeu qu'il mérite et être "un peu l'incompris du PSG".

"La concurrence ne me fait pas peur. Enfin, quand elle est saine..."

Son avenir, le joueur le verrait bien s'écrire à nouveau en Serie A, où il a évolué de 2008 à 2011, mais où il n'a pas toujours laissé un souvenir impérissable. "J'ai passé de belles années à Rome, je parle déjà la langue. Je connais la Serie A, je connais tout d'elle. L'adaptation serait facile, estime pourtant celui qui est pisté par plusieurs clubs italiens. Je cherche une équipe qui me ferait retrouver le plaisir du terrain [...] Quant à mon tempérament, j'ai changé. L'image de rebelle  appartient au passé. J'ai 26 ans, une famille qui me rend serein. Je suis plus mûr et je peux le démontrer sur le terrain."

Une jolie opération de communication essentiellement destinée à la Juventus Turin, qui s'était montrée intéressée en janvier dernier, lors du mercato d'hiver. "La Juve est une équipe qui me plaît beaucoup, une des plus fortes d'Europe, explique Ménez. Elle possède un effectif de qualité, composé uniquement de champions, notamment à mon poste. Mais la concurrence ne me fait pas peur. Enfin, quand elle est saine..." Laurent Blanc et le PSG apprécieront.

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