Jets de pétards sur Anthony Lopes : pour Aulas, "ce type d'agissement est complètement inconcevable"

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LIGUE 1 - La rencontre entre Metz et Lyon a dû être arrêtée puis annulée après une demi-heure de jeu samedi soir, alors qu'Antony Lopes et Emmanuel Orhant (le gardien de but et le médecin de l'OL) ont été victimes de pétards ayant explosé à côté d'eux. Un incident grave, sur lequel est revenu Jean-Michel Aulas, le président du club Lyonnais, devant les médias.

Journaliste : Quel est votre sentiment après cet incident ?

Jean-Michel Aulas : C'est beaucoup de tristesse car quand on touche à l'intégrité des joueurs pendant le match, ça fait de la peine. Quand on touche à l'intégrité des joueurs par des faits de jeu extérieurs et, comme ça a été le cas, par des jets de projectiles, en l'occurrence des pétards et peut-être même une bombe agricole, c'est de la tristesse. Quelquefois, on me pose la question de savoir qu'est ce qui ferait qu'un jour j'arrête le football, eh bien c'est ce genre d'incidents. Déjà l'année dernière, il y avait eu à Marseille quelque chose d'inadmissible (la pendaison d'un mannequin à l'effigie de Mathieu Valbuena, transféré à l'intersaison, ndlr) et, ce soir, le match a été arrêté. Notre gardien de but Anthony Lopes, champion d'Europe en titre avec le Portugal, est à l'hôpital et notre médecin a lui aussi été blessé par le troisième ou quatrième pétard qui est arrivé, alors qu'il portait secours au gardien.

Les Messins sont aussi outrés par ce qu'il s'est passé et ils en sont victimes, comme nous"Jean-Michel Aulas

Journaliste : Le match sera-t-il rejoué ?

Jean-Michel Aulas : Ce n'est pas moi qui décide. Je sais que quand un match est arrêté avec une blessure due au manque de contrôle des supporters, en général, le match est perdu par pénalité mais, franchement, je ne me suis vraiment pas préoccupé de ce sujet, ce n'est pas l'objet ce soir. L'objet, ce soir, c'est de savoir si Anthony Lopes va pouvoir être rétabli pour le match de mercredi (face au FC Séville en Ligue des champions, ndlr), qui est le plus important de la semaine, et, surtout, permettre aux dirigeants et aux joueurs de Metz de sortir de cette situation qui pénalise tout le monde, l'équipe de Lyon et les dirigeants de Metz qui sont des gens de qualité. Ils sont aussi outrés par ce qu'il s'est passé et ils en sont les victimes, comme nous.

Journaliste : Pourquoi a-t-on annoncé aux spectateurs que le match allait reprendre, avant de finalement l'annuler ?

Jean-Michel Aulas : Quand on a vu qu'Anthony était blessé, on a indiqué qu'on pouvait changer de gardien mais que ça supposait qu'on soit pénalisé et, en fait, ce sont M. Jaffredo (l'arbitre) et le délégué qui ont pris la décision. Dans ce genre de choses, j'essaie de ne pas trop intervenir, même si l'expérience de 30 années de première division me permet d'avoir une certaine habitude de ces situations. Mais c'est la première fois depuis que je suis président de club, c'est-à-dire depuis 1987, que je vois un match arrêté et c'est la première fois que je vois un joueur blessé par ce type d'agissement qui est complètement inconcevable.

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