Joey Barton, Burnley, l'omelette et les tracteurs

Football
CUISINE - Non, un transfert n'est pas qu'une question d'argent. Parfois, on ne boucle pas un recrutement sans casser des œufs. Demandez donc à l'ancien Marseillais Joey Barton.

On dit souvent que le meilleur moyen d'atteindre sa cible, c'est de viser le portefeuille. Mais, pour recruter un joueur de foot en Angleterre, Championnat où l'argent coule à flots, il faut parfois innover et se souvenir que l'estomac reste un organe particulièrement sensible. La preuve avec cette incroyable anecdote livrée par l'ex-Marseillais Joey Barton, au détour d'un entretien accordé au Telegraph, au sujet de sa récente arrivée à Burnley, équipe de Championship (D2 anglaise).

"Les clubs de Premier League pensent qu'en me faisant signer, ils vont avoir Charles Manson dans leur équipe. C'est l'héritage ridicule que je traîne", embraye le milieu de terrain, feignant d'oublier ses innombrables embrouilles avec des collègues footballeurs (il avait notamment massacré le Français Ousmane Dabo durant un entraînement de Manchester City en 2007). Mais ce n'est pas par dépit, ni par résignation, que Barton s'est tourné vers l'échelon inférieur.

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Non, c'est parce que le coach de Burnley, le dénommé Sean Dyche, a déployé les grands moyens pour le séduire. Avec un succès certain. Le joueur raconte : "J'ai déjeuné avec Sean et il a fait une omelette. Je ne sais pas en faire. Pour moi, une omelette, c'est relativement compliqué. Sa femme m'a dit qu'elle n'était pas terrible, mais moi, je l'ai trouvée mangeable. J'ai regardé Sean dans les yeux et j'ai compris que ce mec était un génie."

Les supporters de Burnley, eux, risquent d'avoir du mal à avaler la chose. Et vont même longtemps envier leurs homologues de West Ham qui, eux, sont parvenus cet été à empêcher son transfert en protestant avec véhémence contre sa venue... En effet, du temps où il évoluait à Queens Park Rangers, le 14 mai 2014, le milieu de terrain avait très méchamment raillé les fans de Burnley, les assimilant à des paysans dans un de ces tweets vengeurs dont il a le secret (relire ici son fameux tweet-clash avec Pierre Ménes).

Quelques minutes plus tard, ce jour-là, Barton en avait même rajouté, répondant ainsi à un utilisateur de Twitter qui critiquait son équipe : "Il se pourrait que nous soyons dans la merde et que nous soyons surcotés, mais au moins, nous avons la chance de ne pas vivre à Burnley !"

Un tweet à mettre en perspective en relisant celui qu'il a récemment posté pour se réjouir de son arrivée à Burnley, où il assurait "avoir hâte d'évoluer dans ce nouvel environnement". Aussi savoureux qu'une omelette mitonné par Sean Dyche.

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