L'Atlético de Madrid, le mastodonte que devra affronter l'OM en finale de la Ligue Europa

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GOLGOTH - Vainqueur de Salzbourg en demi-finales, l'Olympique de Marseille va affronter l'Atlético de Madrid le 16 mai prochain en finale de la Ligue Europa. Une équipe habituée aux grands rendez-vous européens et qui semble hors de la portée des Marseillais.

Les Olympiens auront fort à faire le mercredi 16 mai prochain à Lyon où ils affronteront ce club très expérimenté aux joutes européennes qu'est l'Atlético de Madrid. LCI vous délire donc 5 choses à savoir sur le club d'Antoine Griezmann.

Le club des ouvriers madrilènes

L'Atlético de Madrid a été fondé au début du vingtième siècle par un groupe d'étudiants dissidents dont certains, au départ, supportaient le Real de Madrid. Et dès 1911,  pour se différencier de son rival au maillot immaculé, l'Atlético adopte une tenue blanche et rouge (d'où leur surnom, los rojiblancos), les couleurs des taies qui recouvraient les matelas à cette époque, d'où le célèbre surnom de colchoneros (ndlr, les matelassiers).

Ainsi l’Atlético Madrid forge son identité en incarnant des valeurs totalement opposées au voisin honni. Car si les deux plus gros clubs de Madrid occupent la même ville, c'est bel et bien un monde qui les sépare. Si le Real représente la classe aisée madrilène, l'Atlético est le symbole de la classe ouvrière (il s'agit même son porte-étendard) de la capitale espagnole. Reste toutefois que l'Atlético ne peut pas effacer de son histoire les conséquences de la Guerre civile (1936-1939), qui le poussa à fusionner avec le club de l'aviation espagnole, composés d'aviateurs liés... au général Franco, qui l'appuiera dans ses premières années de pouvoir, avant de se tourner vers le Real Madrid au milieu des années 1950, quand l'Atlético commencera son déclin au profit de la Maison Blanche et du FC Barcelone.

Des performances régulières en Europe

Le Real, c'est onze Ligue des champions. L'Atlético, c'est zéro. Le Real, c'est Zidane, Di stefano et Cristiano Ronaldo. L'Atlético, c'est Abelardo, Luis Aragonés ou Diego Simeone. Vous l'aurez aisément compris, des stars opposées à des "gens plus communs" en somme. En dépit de ce déséquilibre avec le grand voisin, l'appétit gargantuesque de l'Atléti sur la scène européenne ne se dément pas. Depuis 2010, "El Atleti" peut se targuer d'avoir participé à cinq finales continentales depuis huit ans (Ligue Europa 2010, 2012 [toutes deux gagnées] et 2018, Ligue des champions 2014 et 2016).

En revanche, sur le plan national, les succès glanés au fil des ans sont bien plus espacés. En effet, si il compte 10 titres de champion d'Espagne dans son palmarès, les trois derniers ont été acquis en 2014... 1996 et 1977. La faute à une domination quasi hégémonique du Real Madrid et du FC Barcelone en Liga. Car ces 20 dernières années, 16 titres nationaux ont été remportés par les deux clubs rivaux. 

La star, c'est l'entraîneur

Rares sont les grands clubs européens à pouvoir se vanter d'avoir prôné une politique de stabilité en conservant le même entraîneur pendant près de sept ans. Et l'Atético de Madrid est l'un de ceux-la.

Mieux encore, en recrutant l'Argentin Diego Simeone, (qui a porté les couleurs du club de 1994 à 1997 puis de 2003 à 2005), les Colchoneros se sont associés à un coach délivrant sa propre philosophie de jeu, avec une exigence de discipline tactique poussée à son paroxysme et faisant en sorte que ses joueurs adhèrent totalement à celle-ci.

"À la guerre, ce n'est pas celui qui a le plus de soldats qui gagne, c'est celui qui les utilise le mieux" avait notamment déclaré El Cholo (un surnom attribué aux chefs de gang argentins) avant une demi-finale de Ligue des champions remportée contre le Bayern de Munich en 2016. 

Griezmann, le joueur clé

Il est l'atout maître de des pensionnaires du Wanda Metropolitano, le stade de 68.000 places du nord-est de Madrid. Depuis son arrivée dans le club espagnol à l'été 2014, le Français Antoine Griezmann a planté à 126 reprises le club madrilène. N’hésitant pas à redescendre plus bas sur le terrain pour participer au jeu, mais, aussi à gratter quelques ballons, Griezmann incarne à lui seul le don de soi prôné par son entraîneur.

Mais celui qui a été formé au sein du club basque de la Real Sociedad pourrait toutefois quitter Madrid à l'issue de cette saison 2017/2018. A en croire Catalunya Radio, le joueur âgé de 27 ans devrait rallier le FC Barcelone, quand bien même Simeone a promis qu'il ferait "tout" pour le faire rester. Des représentants du club catalan auraient ainsi rencontré tout récemment la sœur et attachée de presse de"Grizi", dans un restaurant de la capitale catalane. Un contrat de cinq ans et un transfert de 100 M€, le montant de sa clause libératoire, auraient été au cœur des discussions.

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Portrait hashtag : Antoine Griezmann

L'OM de Thauvin et Payet a t-il vraiment une chance ?

On dirait une mission impossible. C'est à un "golgoth" du football européen que vont s'attaquer les hommes de Rudi Garcia. L'actuel dauphin du FC Barcelone en Liga semble bien plus consistant que l'Olympique de Marseille, que l'on parler du talent individuel, de la discipline tactique et, surtout, de l'expérience du plus haut niveau. 

Et si, comme le veut le poncif, "en football, tout est possible", l'OM, qui, lors de ces deux dernières finales, n'avait pas su renverser la vapeur face à des formations au-dessus d'elle (Parme en 1999, Valence en 2004), devra sortir son meilleur match de la saison, face à un club capable d'aller vaincre le FC Barcelone dans son Camp Nou. Comme si, ce jour-là, toutes les planètes devront être alignées en faveur de l'OM afin de rendre possible ce qui ressemblerait à un exploit retentissant.

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