L’OM et le PSG se sont aussi affrontés ce week-end en D1 féminine (et il y a eu quelques étincelles)

Football

FOOTBALL – S’il n’est pas aussi installé que chez les hommes, la faute à une présence rare des Marseillaises en première division, le Classique OM-PSG version féminine de dimanche a tout de même suscité un engouement certain dans la cité phocéenne.

On était loin du Parc des Princes, mais assez proche du stade Vélodrome, et l’on ne parle pas là de proximité géographique. Certes, le match entre l’Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain, pour le compte de la 7e journée de la D1 féminine, s’est joué dimanche à sept minutes à pied de l’enceinte de 67.000 places du Boulevard Michelet qui sert d’antre à l’équipe masculine, mais au-delà, le petit stade Le Cesne et ses 650 sièges, où évoluent les féminines a, pour la toute première fois, affiché complet (plusieurs dizaines de personnes ont dû être refoulées). Surtout, on y a enfin vu des fumigènes brûler, entendu les supporters chanter à tout rompre. Comme chez les hommes.

"Pas la même rivalité", vraiment ?

Et comme chez les hommes, les représentantes de la cité phocéenne n’étaient pas de taille face à celles de la capitale, étrillées 0-5 en ne parvenant à tirer qu’une seule fois. Ce déséquilibre, toutefois, était encore plus attendu qu’au Parc des Princes dimanche soir, les Marseillaises venant à peine de remonter en D1, et occupant une modeste 10e place (sur 12) au classement, quand les Parisiennes, elles aussi renforcées à coups de millions qataris, font la course en tête, deux point devant leurs rivales lyonnaises. "Il y a un enthousiasme sympa autour de ce match, mais il n’y a pas la même rivalité chez les filles, avait posé, la veille, Olivier Echouafni, entraîneur du PSG. Il faudra voir sur la durée, et peut-être lui trouver un autre nom que Classique."

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Ce ne sera peut-être finalement pas nécessaire, car si les Marseillais ont afflué pour voir jouer les femmes dimanche, ce qu’ils ne font pas aussi massivement d’habitude, c’est bien pour retrouver quelque chose comme une transposition de la dualité existant entre les deux équipes chez les hommes. "Elles portent les couleurs de l'OM, c'est normal qu'on soit derrière elles, mais on a clairement vu la différence de niveau. C'est la première fois que je voyais un match des filles, je pense que je vais revenir, l'ambiance était sympa", a ainsi confié l’un d’eux, abonné au Vélodrome, au site du Parisien, qui avait dépêché, comme La Provence et d’autres, un envoyé spécial sur place, (autre) signe que les temps changent.

Dans ce même mouvement, plusieurs ultras des virages du "Vel’" ont cette fois effectué le (court) déplacement, reproduisant dans ces petites tribunes les animations dévolues aux grandes. L’animosité, aussi, à travers sifflets et insultes. Au point que ces nouveaux venus ont dû être évacués à la pause par le service d’ordre du club phocéen, craignant d’être débordé par la multiplication des jets de pétard et de fusée au bord de la pelouse. Ce qui n’aura, donc, même pas perturbé les Parisiennes.

Et les Marseillaises ? Aux premières loges pour assister au spectacle depuis les tribunes, la gardienne Blandine Joly, habituelle titulaire dans les cages de l’OM mais suspendue pour ce match, a plutôt apprécié : "C'est bien que les supporters soient là. J'espère qu'ils reviendront pour les autres matchs, pour nous aider à assurer le maintien." Même son de cloche du côté du coach olympien, Christophe Parra : "C’est toujours désagréable de perdre, d’autant plus avec un tel écart. Mais je tenais à remercier tous les gens qui se sont déplacés. Il faut bien un début à tout, mais il n’y a pas que le Classique. J’espère revoir cet engouement lors de nos autres rencontres à domicile." Un motif d’espoir : lors des deux derniers (et premiers) "Classiques" au féminin, en 2017, il n’y avait quasiment pas un chat. L'OM, d'ailleurs, avait alors accompli l'exploit de s'imposer à domicile.

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