"La Coupe du monde 2022 aura lieu au Qatar", assure le secrétaire général de la FIFA

"La Coupe du monde 2022 aura lieu au Qatar", assure le secrétaire général de la FIFA
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FOOTBALL - De nouvelles accusations de corruption pèsent depuis mardi sur l'attribution de l'organisation de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Jérôme Valcke, le secrétaire général de la FIFA y réagit de façon pour le moins véhémente...

"Les Qataris sont ravis de la présence d'un haut dirigeant du foot africain et ils souhaitent faire bénéficier sa fédération d'un don d'un million de dollars. Ce monsieur répond, sans même un regard pour le Qatari : 'Ah, un million de dollars... Pourquoi pas un million et demi de dollars.' Et le Qatari dit qu'il espère pouvoir compter sur son soutien. L'intéressé lui assure que c'est le cas. Et c'est fini." C'est le témoignage accablant de Phaedra Almajid, ex-chargée de communication du comité de candidature qatari pour le Mondial 2022, publié mardi par France Football . Auquel Jérôme Valcke, le secrétaire général de la FIFA, a réagi mardi soir sur les ondes de RMC .

"C'est une baudruche. Ça n'existe pas. C'est totalement inutile. C'est du sensationnel. Ça n'apporte rien, aucun éclairage nouveau. Ce qui me stupéfait, c’est de voir que c’est présenté comme quelque chose d’exceptionnel Ce sont des déclarations faites devant la commission d’éthique et cela n’a pas été pris en compte, en raison d’un certain nombre d’incohérences et d’éléments qui ne collaient pas avec sa version. C'est étonnant qu'il n'y ait pas plus de vérifications effectuées", s'indigne le n°2 de l'instance mondiale, bien connue pour son immense rigueur.

"Une vengeance vis-à-vis du Qatar"

Plus sérieusement, M. Valcke met tout de même en avant un aspect important : "C'est du réchauffé. Phaedra Al Majid avait proposé à la FIFA sa coopération en mai 2011 mais c'était impossible. Elle ne donnait pas la garantie que ce qu’elle disait était des faits réels. Elle demandait à être protégée contre n’importe qui ou n’importe quoi. Elle demandait à être indemnisée si elle mettait en cause qui que ce soit et qu'il y avait des recours juridiques contre elle... Puis sa déclaration à Michael Garcia (chargé d'enquêter sur les soupçons de corruption, ndlr) a ensuite été clairement contredite par un certain nombre d’éléments. À un moment, elle s’est même rétractée en disant que c’était plus par vengeance, vis-à-vis du comité du Qatar, parce qu’il l’avait renvoyée."

On peut effectivement voir dans les propos lancés par Phaedra Almajid une démarche intéressée. Mais il n'est pas non plus interdit de s'interroger sur les raisons qui poussent la FIFA à cacher une très grande partie du contenu du rapport écrit par Michael Garcia, qui s'en est lui-même ému . "Le juge Eckert (président de la chambre de jugement de la commission d’éthique de la FIFA, ndlr) a dit et redit, via la lecture du rapport Garcia, que pour lui, le processus d’investigation sur l'attribution des Coupes du monde 2018 et 2022 est un processus clos, enfonce Valcke. Le juge est celui qui rend la décision finale. A mon niveau, on travaille avec le comité d’organisation local du Qatar depuis 2010." Cela ressemble à s'y méprendre à un passage en force. Alors circulez, il n'y a rien à voir ?

Dans sa dernière sortie, le secrétaire générale de la FIFA livre également une drôle d'explication, complètement inédite, quant au fait que ce Mondial devra se jouer en hiver. "Il n'y a que deux alternatives, insiste-t-il. Janvier-février 2022 ou novembre-décembre 2022. Ce sera quoi qu'il arrive en 2022. Les clubs européens sont venus avec une proposition pour jouer en avril. Ça aurait pu être étudié, mais le ramadan commence à cette période. Il est impossible de penser jouer une Coupe du monde à cette période." Pour mémoire, en 2014, le ramadan s'est étendu du 30 juin au 29 juillet. Et la Coupe du monde du 12 juin au 13 juillet. Sans que personne ne s'en plaigne.

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