L'AC Milan joue avec le feu

L'AC Milan joue avec le feu

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FOOTBALL - Mal en point en Serie A (11e) le Milan, coaché par Clarence Seedorf, n’est que l’ombre de sa splendeur passée. Le match de vendredi soir contre Bologne, mais surtout celui de mercredi prochain, face à l’Atletico Madrid en Ligue des Champions, peuvent faire basculer la saison des rossoneri.

C’était il y a dix ans : le grand Milan dominait l’Italie du football, en route vers le 17e scudetto de sa si riche histoire. A l’hiver 2004, Silvio Berlusconi était président du Conseil, Paolo Maldini guidait une équipe - alors détentrice de la Champions League - où Shevchenko, Pirlo, Gattuso, Rivaldo et autre Seedorf offraient chaque dimanche un spectacle de premier choix.

Aujourd’hui, le diable milanais ne fait plus peur à grand monde en Italie. Le Milan traîne sa peine à la 11e place de serie A, entre le Genoa et la Sampdoria ; 31 points derrière la Juventus, leader incontestable. Le vieux Berlusconi est hors du jeu politique, Maldini a été relégué spectateur, et l’effectif subit le feu nourri des critiques autant que des offensives adverses (dernière en date : Zvonimir Boban, vedette des 90's, qui dézingue Philippe Mexès, capitaine des Rouge et Noir). Ce vendredi soir, à Bologne (16e), on joue pour ne pas tomber plus bas.

La C1 pour rêver encore

Comme un trait d’union vers le passé, Clarence Seedorf, jadis chouchou des tifosi, a été rappelé en janvier sur la banquette de San Siro. Une opération « retour vers le futur » qui n’a pas eu l’effet d’électrochoc escompté : deux victoires, un nul, deux défaites. Dont une rouste, le week-end dernier, à Naples (1-3), qui a laissé des traces.

Obligé de procéder à un roulement délicat du fait des blessures à répétition de ses hommes, le Hollandais mise sur un recrutement hivernal de revanchards pour dynamiser un effectif limité. Rami, Taarabt et Essien en tête, sont venu densifier le squelette rossonero. "Je suis optimiste pour le futur" a clamé le coach après la défaite à Naples. Il a eu droit, cette semaine, à la classique invitation à dîner en face à face avec le "Cavaliere", à valeur de causerie économico-tactique. Ont été rappelés les objectifs immuables de la società : conquérir les sommets.

Alors, plus que le match contre Bologne, c’est l’accueil du très performant Atletico Madrid, mercredi dans un San Siro qui n’aime rien de plus que les grands défis européens, qui constituera le grand examen de passage du Milan de Seedorf. Se transcender pour retrouver la flamme des ambitions glorieuses. Ou sombrer, un peu plus, dans une amère nostalgie.
 

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