L'AS Rome limoge officiellement Rudi Garcia

L'AS Rome limoge officiellement Rudi Garcia

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FOOTBALL - Rudi Garcia n'est plus l'entraîneur de l'AS Rome. Ce mercredi, le Français a été démis de ses fonctions. Il sera remplacé jeudi par Luciano Spalletti.

Le temps qui passe fait décidément des ravages. Les résultats récents (une seule victoire lors des dix derniers matchs) ont eu raison de Rudi Garcia, officiellement démis de ses fonctions d'entraineur par l'AS Rome. Oubliées les deux très prometteuses places de dauphin de la Juventus en Serie A, qui avaient redonné sa fierté à tout un club. Oubliées les déclarations d'amour des tifosi, qui l'ont conspué samedi après un triste nul (1-1) contre l'AC Milan. En cause : la dégradation de sa relation avec ses joueurs cadres. Ceux-là même qui l'encensaient il y a encore quelques mois.

L'histoire retiendra cependant que l'ex-coach du Mans et de Lille a été le tout premier coach français à diriger un club de l'élite italienne. Elle retiendra peut-être, aussi, l'enthousiasme des débuts, qu'il avait ainsi partagé dans nos colonnes en mars 2014 : "Ici, il faut venir pour se rendre compte de la passion qui entoure l'équipe... Rien qu'au stade olympique de Rome, on a près de 50 000 spectateurs de moyenne, dont beaucoup font aussi les déplacements à l'extérieur.Trois Scudetti en tout au palmarès du club de la capitale, c'est vraiment trop peu. James Pallotta, le propriétaire, veut faire de la Roma l'une des meilleures équipes du continent. Mon rêve, c'est d'y parvenir avec lui."

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Il aura donc manqué ces fameux trophées, qui font toute la différence. À ce sujet, Rudi Garcia nous avait lâché ces propos prémonitoires : "Si ça ne tenait qu'à l'entraîneur de rester longtemps dans un club, il y resterait longtemps. Mais vous savez très bien qu'à la moindre succession de résultats négatifs, on est souvent mis sous pression. L'objectif avec la Roma, le projet du propriétaire américain, c'est de gagner des titres. Maintenant, à nous de nous qualifier pour la Ligue des champions. Ensuite, on verra si les moyens qu'on se donne seront à la hauteur de nos ambitions."

Les moyens n'ont pas suivi, comme l'ont montré les résultats dans les grosses affiches de Ligue des champions (défaites 7-1 contre le Bayern la saison passée, 6-1 contre Barcelone cette année). Et il faut donc déjà souhaiter bien du courage à son successeur, Luciano Spalletti, qui débarquera jeudi midi à l'aéroport de Fiumicino sur le vol AZ 631. Et un bon rétablissement à Rudi Garcia, qui ira se remettre de ses émotions en France dans les prochains jours. Avec le confort d'être payé jusqu'à la fin initialement prévue de son contrat (juin 2018) s'il ne retrouve pas de club d'ici là. Comme le veut la tradition en Italie.

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