Laura Georges, défenseure du PSG, tacle Nasser Al-Khelaïfi à la gorge !

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FOOTBALL - En marge du sommet du Championnat de France féminin entre Lyon et Paris samedi soir, Laura Georges, défenseure des Bleus et du PSG, a sèchement critiqué son président, Nasser Al-Khelaïfi, pour son manque d'investissement personnel.

Laura Georges partage de nombreux points communs avec Lilian Thuram, du temps où celui-ci finissait sa carrière de joueur en leader charismatique. Tous deux défenseurs et d'origine guadeloupéenne, ils ont pour eux d'être le détenteur du nombre record de sélections dans leurs équipes de France respectives. Et de ne pas avoir leur langue dans leur poche. Toutefois, le champion du monde 1998 n'était sans doute jamais allé aussi loin que son homologue féminine, actuellement au PSG. Laquelle a profité d'un entretien accordé au site du Monde pour égratigner... son président, le très puissant Nasser Al-Khelaïfi, bras armé de l'Émir du Qatar.

Oui, ce même Nasser qui vient de faire rentrer Adrien Rabiot dans le rang en le contraignant à prolonger son contrat après avoir bloqué son transfert à Rome cet été puis l'avoir tenu à l'écart du groupe professionnel durant de longues semaines. Mais Laura Georges (30 ans) a trop de bouteille et d'importance au sein du PSG pour risquer de subir le même sort. Surtout, elle n'en a cure et a profité de l'exposition médiatique offerte par le sommet du Championnat, entre Lyon et Paris, pour dire ce qu'elle avait sur le cœur. En cause : le manque d'investissement de la direction de son club quant à son équipe féminine. Et il n'est pas question, ici, d'investissements financiers.

"Nasser Al-Khelaïfi n'a pas d'excuses"

"Je ne donnerai pas d’excuses à Nasser Al-Khelaïfi, a-t-elle taclé. C’est mon président, mais on ne le voit pas aux matches des féminines. Il est venu une ou deux fois seulement la saison passée. On peut dire de Jean-Michel Aulas qu’il est très présent dans les médias, mais, lui, c’est un manageur, près de ses joueurs. Si son équipe féminine en est là, c’est parce qu’il s’investit avec ses moyens, mais aussi en tant que personne. Si le président du PSG croit au foot féminin, il faut qu’il soit présent. Il suffirait simplement qu’il communique, lors de ses interviews, sur son équipe féminine pour que les gens aient envie, eux aussi de s’investir, dans le football féminin. Il y a encore du boulot au niveau des dirigeants de notre club."

Il va de soi que ses propos, publiés vendredi soir, ne resteront pas sans conséquences. Le lendemain, le PSG s'est finalement incliné (2-1) sur la pelouse de l'OL. Mais Nasser Al-Khelaïfi, apparu très concerné à Lorient après la première période catastrophique de son équipe masculine, n'a ensuite pas pu se rentre à Lyon pour assister à la rencontre de ses féminines. Peut-être que la sortie de sa défenseure le conduira à recadrer l'impétueuse dans les jours qui vont suivre. Mais il est encore bien plus probable que, prochainement, le président se rende bien plus souvent aux matches des filles. Car s'il y a bien deux choses qu'il déteste, c'est de voir son image écornée et de perdre la face.

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