Le Clasico est-il toujours un classique ?

Le Clasico est-il toujours un classique ?

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LIGUE 1 - Choc historique du Championnat de France, le match entre Paris et Marseille dimanche prochain va encore faire beaucoup parler cette semaine. Pourtant, avec l'avènement du PSG version qataris, l'envol d'un Monaco sous pavillon russe et un OM en retrait cette saison, le Clasico semble avoir perdu de sa superbe. Une impression trompeuse.

C'est une valeur sûre. Grand classique de la Ligue 1, les confrontations entre le PSG et l'OM restent des matches à part dans l'histoire du football français. Rivalité sportive, concurrence d'image, le Clasico a toujours été synonyme d'emballement médiatique, de tension et de suspense. Et même si, avec la domination sans partage de Paris sur le Championnat, la fameuse incertitude du sport en prend un coup, la rencontre de dimanche prochain va tout de même conserver une saveur particulière.

Car dans les deux camps, on s’évertue encore à sacraliser le Clasico, malgré les quatre victoires d'affilée du PSG et un match nul depuis que le club de la capitale roule sur l'or. "C'est un match particulier ! On le sait ça ! Entre Paris et Marseille, c'est pas l'amour fou, expliquait justement Laurent Blanc après la victoire de ses joueurs à Toulouse dimanche. Ça fait le buzz, ça fait les titres : c'est un match particulier dans la saison pour les deux clubs."

Les Marseillais toujours surmotivés

Enjeu sportif limité ou pas, c'est surtout dans l'imaginaire collectif que ce choc retrouve ses lettres de noblesse. Et chacun y trouve son compte : si le PSG l'emporte, il poursuivra sa marche en avant et fera un petit plaisir à ses supporters. Si l'OM gagne ou arrache le nul, ce sera un exploit et surtout la satisfaction de freiner le grand rival dans sa course vers le titre.

Une perspective qui surmotive d'ailleurs à elle seule André-Pierre Gignac et ses coéquipiers. "On va aller à Paris en se disant qu’on à rien à perdre et pour se refaire du match aller, car il reste en travers de la gorge, a expliqué revanchard le buteur olympien samedi. Ils étaient à dix, et ils nous ont mis le bouillon durant la deuxième mi-temps (défaite 2-1). L’année dernière, on avait fait un bon match malgré la défaite (2-0). On y va donc serein et on essaiera de les embêter."

Un PSG moins romantique

Un pouvoir de nuisance que veut cultiver Marseille, malgré un effectif bien en dessous de celui de Paris. Car, à l'envie, à l'orgueil, les hommes de José Anigo peuvent toujours faire un coup. Une détestation de la défaite face au rival ancestral que ne peut invoquer aucune autre équipe en Ligue 1. Et surtout pas Monaco, vrai concurrent sportif des champions de France mais qui n'a jamais vraiment allumé la mèche de l'émulation avec Paris, face à qui pourtant, l'ASM a longtemps disputé les premières place de la L1.

Côté Marseillais, par contre, on sait toujours faire et c'est Florent Thauvin qui, le premier, a mis de l’huile sur le feu de ce Clasico en affirmant dans le magazine Surface que le PSG "n'a plus de valeur" . Des propos que Blanc n'a pas voulu commenter, refusant "d'entretenir la tradition des petites phrases avant les PSG - OM", afin de se concentrer sur "les trois points". Voilà peut-être en quoi le Clasico a changé ces dernières saisons : un peu moins de romantisme mais plus de pragmatisme. Au moins pour un des deux participants.

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