Le fair-play financier, supprimé dès 2015 ?

Le fair-play financier, supprimé dès 2015 ?

DirectLCI
LEGISLATION - Alors qu'il devrait frapper le Paris Saint-Germain cet été, le fair-play financier serait illégal, selon plusieurs plaignants qui ont déposé plainte auprès de Bruxelles. La décision, rendue en février 2015, pourrait, déjà, tuer le fait-play financier voulu par Michel Platini.

Les faits : amener à l'équilibre
Le fair-play financier, qui ne concerne que les clubs qualifiés en Coupe d'Europe, est entré en vigueur depuis 2010. Il a d'abord interdit tout arriéré de paiement (salaires des joueurs, paiement des transferts…) et, à partir de cet été, oblige les clubs à ce que l'UEFA appelle ''l'équilibre financier'', c'est-à-dire ne pas dépenser plus que les revenus qu'ils génèrent. Avec une certaine tolérance : un déficit de 45 millions d'euros est admis pour la première année. Celui-ci sera de 30 millions l'an prochain.

Neuf clubs sanctionnés, dont le PSG
Pour son entrée en vigueur, le deuxième volet du fair-play financier frappera neuf clubs, dont le Paris Saint-Germain , sur les 237 ayant participé aux compétitions européennes en 2013-2014. Dans les faits, les experts de l'UEFA reprochent aux champions de France un contrat d'image avec QTA surévalué, et diminué de moitié dans les calculs de l'instance européenne. Une sanction financière (gel ou retenue de certaines primes versées par l'UEFA, comme la prime de résultats en Ligue des champions) va toucher le club de la capitale, qui ne devrait pas voir ses futures recrues interdites de disputer la plus prestigieuse des compétitions .

Des plaintes déjà déposées
Un agent de joueurs belges, Daniel Striani, a attaqué l'UEFA dès 2013 devant la Commission européenne. Représenté par l'avocat Jean-Louis Dupont, qui avait fait trembler la planète foot avec l'arrêt Bosman en 1995, il espère tout simplement éliminer ce dispositif. ''Le fair-play créé les restrictions de concurrence suivantes, explique Me Dupont dans Le Parisien lundi : limitation des investissements, figement de la structure de concurrence existante, diminution du nombre de transferts, de leurs montants et du nombre de joueurs sous contrat par club…'' Pour faire simple, le fair-play empêche les clubs d'investir, estiment ses détracteurs.

Un an et puis s'en va ?
L'UEFA a obtenu à plusieurs reprises le soutien des institutions européennes quand au fair-play financier. Mais cela ne la met pas pour autant à l'abri des plaintes. ''Nous n'avons aucune garantie, les clubs nous attaqueront en justice s'ils le souhaitent et nous verrons bien'', avait d'ailleurs anticipé Michel Platini en avril dernier ( propos rapportés par Le Parisien ). C'est en février 2015 que la plainte de l'agent sera étudiée à Bruxelles. La décision de justice, rendue dans la foulée, pourrait alors donner tort aux principes du fair-play financier. Et donc conduire, au mieux, à une profonde modification de ses critères. Moins d'un an après sa véritable entrée en vigueur. 

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter