Le mercato d'hiver de A à Z

Le mercato d'hiver de A à Z

DirectLCI
ABECEDAIRE – A l'occasion du marché hivernal des transferts, du 1er au 31 janvier 2014, metronews vous explique tout de ce mercato si particulier car situé en plein milieu de saison. Voici un petit dictionnaire pour tout comprendre de cette période.

Argent : hiver ou été, le marché des transferts est toujours une histoire de gros sous. En Ligue 1 l'an dernier, les clubs français ont dépensé 56,5 millions d'euros, dont 40 l'ont été par le seul PSG..

Bernès Jean-Pierre : agent le plus influent du football français (Didier Deschamps, Jérémy Ménez, Franck Ribéry...) n'aime pourtant pas le mercato d'hiver. "Je suis viscéralement opposé. Sauf pour deux cas précis : la possibilité d’engager un joker et celle de prendre un gardien de but en cas de blessure. Si on fait un mercato d’hiver, ça veut dire qu’on a mal travaillé l’été."

Contrat : la majorité des accords entre les clubs et les joueurs se terminant en fin de saison, beaucoup de contrat arrivent à six mois de leur terme lors du mercato d'hiver. Les joueurs peuvent alors signer gratuitement pour une autre équipe qu'ils rejoindront l'été prochain (Blaise Matuidi au PSG, Andrea Pirlo à la Juve ou Robert Lewandowski à Dortmund sont dans ce cas).

David Beckham : la star anglaise a signé au PSG lors des dernières heures du mercato l'hiver dernier. Une arrivée qui a permis au club qatari d'exporter le club parisien à l'international. Depuis, le Spice Boy a pris sa retraite mais aura marqué Paris.

Eric Cantona : aussi invraisemblable que cela puisse paraître le King a fait basculer sa carrière lors d'un mercato hivernal. En difficulté à Nîmes (Division 2), l'attaquant résilie son contrat et annonce sa fin de carrière à seulement 25 ans en décembre 1991. Une offre de Leeds, quelques jours plus tard le fait changer d'avis. Champion d'Angleterre dans la foulée, Cantona est ensuite transféré à Manchester United où devient une légende.

Femmes de joueurs : appelées aussi les Wags, elles jouent un rôle très important dans le transfert ou non du joueur avec qui elles partagent leur vie. En hiver plus qu'en été, les clubs doivent aussi parfois les convaincre pour valider une opération.

Gaffe : quitter son club en plein hiver est souvent risqué. Capitaine de Montpellier et titulaire en équipe de France, Mapou Yanga-Mbiwa décide de quitter les champions de France pour Newcastle où il ne joue pas tous les week-ends.

Horaires : le mercato d'hiver 2014 s'arrêtant le 31 janvier à minuit précise, les clubs ont l'obligation de faire enregistrer les transferts auprès de la Ligue avant cette heure. A 00 h 01, si le fax n'a pas été reçu, l'opération est annulée par l'instance.

Imagination : la période des transferts est propice aux rumeurs les plus farfelues pour faire rêver les supporters. Parmi les plus folle qui circulent sur ce mercato d'hiver, on évoque Karim Benzema à Arsenal ou encore le départ de Falcao de Monaco pour le Real Madrid ou Chelsea...

Jorge Mendes : agent de Cristiano Ronaldo, Angel Di Maria ou encore José Mourinho, le Lisboète ne devrait pas voir une de ces stars changer de club cet hiver. Par contre, il pourrait avoir du travail avec les Nani, Fábio Coentrão ou Hugo Almeida.

Kazan : le club (le FK Rubin) de cette ville du centre de la Russie avait fait un gros l'an dernier en recrutant le Rennais Yann M'Vila (23 ans) contre 15 millions d'euros. Un départ qu'a précipité le scandale de la virée en boîte de nuit avec les Espoirs.

Libre : lorsqu'un joueur ne se plaît plus dans un club, il peut toujours résilier son contrat et donc arriver libre de tout engagement (donc engageable sans indemnité de transfert) à l'ouverture du mercato hivernal. Mickaël Landreau, qui a quitté Lille pour Bastia, a vécu cette situation l'an dernier.

Mario Balotelli : poussé vers la sortie par Manchester City l'hiver dernier, où il était en conflit ouvert avec son coach, l'attaquant italien a atterri à l'AC Milan. « Super Mario » y fait d'abord des merveilles avant de retomber dans ses travers. Cette saison, il accumule les retards à l'entraînement plus que les buts.

Newcastle : lors du mercato hivernal 2013, le club anglais a fait une véritable razzia en Ligue 1. Les Maggpies y recrutant même cinq joueurs au cours de la période (Yoan Gouffran, Mapou Yanga-Mbiwa, Mathieu Debuchy, Moussa Sissoko et Massadio Haïdara).

Obligation : un club peut toujours refuser de vendre un de ses joueurs sauf dans un cas, s'il a convenu avec lui d'une clause de départ. Très répandue en Espagne, cette somme d'argent (généralement très élevée) doit être versée par l'équipe acquéreuse. Par exemple, la clause de départ de Lionel Messi s'élève à 250 millions d'euros.

Prêt : c'est une approche souvent privilégiée lors du marché hivernal. Elle permet au club acquéreur de prendre un risque limité en testant les joueurs. La recrue n'étant prêtée que six mois et pouvant être achetée ou pas par la suite.

Qatar : depuis que l'émirat s'est offert le PSG, le club de la capitale est devenu hyperactif en hiver. Maxwell, Thiago Motta et Alex étaient recrutés en 2012. Lucas et David Beckham sont arrivés en 2013.

Raiola Mino : autre agent influent dans le monde du foot, l'Italien compte parmi ses clients les plus grands joueurs de la planète (Zlatan Ibrahimovic, Mario Balotelli, Paul Pogba...). Certains d'entre eux, comme Marek Hamsik ou Blaise Matuidi pourraient avoir la bougeotte.

Stabilité : c'est le piège de cette période de transferts, croire qu'en bouleversant l'effectif on pourra remettre sa saison sur de bons rails. L'an dernier, les trois relégués (Brest, Nancy et Troyes) se sont montrés actifs en janvier (quatre arrivées et surtout dix départs en tout...) en vain. Comme l'expliquait à metronews Bruno Carotti, le directeur sportif de Montpellier, "tout chambouler quand ça va mal peut faire empirer la situation".

Tractations : c'est le propre du marché des transferts, les négociations. Menées entre les clubs, acheteurs et vendeurs, et l'agent des joueurs, elles peuvent parfois courir sur plusieurs jours. Cet intermédiaire touche un pourcentage (en moyenne 7 %) du montant du transfert versé.

Utilité : même s'il est parfois décrié, le mercato d'hiver peur servir de variable d'ajustement. Soit pour remplacer un joueur blessé ou en méforme, soit pour recruter un élément et lui laisser le temps de s'acclimater à son nouveau club afin d’entamer la prochaine saison sur les chapeaux de roues.

Valeur : difficile de connaître exactement la valeur d'un joueur sur le marché des transferts. Certains estiment qu'elle équivaut à la somme qu'est prêt à payer un club pour l'enrôler. Le plus souvent, il s'agit surtout de racheter les années de contrat restant de l’intéressé.

Wesley Sneijder : arrivé en janvier dernier à Galatasaray, car mis sur la touche à l'Inter, le Néerlandais est le premier gros coup du club turc à l'hiver 2013. Suivra ensuite Didier Drogba, lui aussi accueilli à Istanbul par une foule en délire.

Xabi Alonso : on peut être champion du monde et champion d'Europe en titre et faire partie des transférable lors du mercato d'hiver. L'Espagnol joue très peu avec le Real Madrid (5 matches) alors que le Mondial approche tout comme la fin de son contrat. La Juventus Turin ou Manchester United l'accueilleraient avec grand plaisir.

Yoann Gourcuff : transparent et souvent blessé depuis son arrivée à Lyon en 2010, l'ancien Bordelais est au cœur de toutes les rumeurs à chaque mercato d'hiver. L'hiver dernier, elles l'envoyaient à l'Atletico Madrid, cette année, c'est l'AS Roma qui est parfois évoquée.

Zéro : comme le nombre d'arrivées à Lyon, Lorient et Montpellier en janvier dernier. Pas sûr que ces trois clubs, en difficulté cette saison, restent à nouveau inactifs dans quelques semaines.

Plus d'articles