Le nouveau coup de gueule très ironique de José Mourinho

Le nouveau coup de gueule très ironique de José Mourinho

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COACHING - Mercredi soir, l'entraîneur portugais de Chelsea a été l'auteur d'une nouvelle déclaration aussi hallucinante que savoureuse en critiquant le style de jeu défensif de West Ham... quelques semaines après s'être félicité d'avoir fait de même sur le terrain d'Arsenal.

"Grâce à José Mourinho, l'entraîneur est devenu une des stars de l'équipe. Avant, tout le monde se foutait des conférences de presse de techniciens. Les siennes sont presque des rendez-vous mondains. Il y a des filles qui viennent, les gens se prennent en photo. C'est dingue ! Tu te demandes si Barack Obama ne va pas arriver", soulignait Thibaud Leplat, auteur de l'excellente biographie Le cas Mourinho, dans l'entretien qu'il nous accordait fin décembre. Effectivement, il y a peu d'entraîneurs capables d'éclipser le résultat d'un match par leurs seules déclarations. C'est encore ce qu'il s'est passé mercredi soir, à l'issue du nul insipide (0-0) concédé par Chelsea face à West Ham. Sauf que, cette fois, le coach des Blues y est allé encore un peu plus fort que d'habitude.

"Ce n'est pas ça, la Premier League. Ce n'est pas ça, le meilleur Championnat du monde, a-t-il tonné. West Ham, c'est le football du XIXe siècle. Un match, ça se passe entre deux équipes qui jouent. Quand il n'y en a qu'une, ça devient beaucoup plus difficile... La seule chose que je pouvais mettre en plus sur le terrain, c'était une perceuse. Pour abattre le mur !" Précisons tout de suite que, dans le football du XIXe siècle, on avait plutôt tendance à jouer avec six attaquants qu'avec six défenseurs, mais passons. Ce n'est pas là que le propos du Special One est le plus savoureux.

Mourinho : "Ceux qui critiquent le jeu défensif de mon équipe n'y connaissent rien"

Retour au 28 avril 2010. L'Inter de Milan, entraînée par le Portugais, vient de s'incliner (1-0) à Barcelone en demi-finales retour de la Ligue des champions, résultat suffisant, après la victoire 3-1 de l'aller, pour atteindre la finale, que le club italien remportera d'ailleurs à la mi-mai en disposant du Bayern Munich (2-0). Au Camp Nou, Pep Guardiola et les joueurs du Barça, apôtres d'un jeu spectaculaire, persiflent contre cette Inter recroquevillée devant son but. Le site Zonal Marking, référence mondiale en matière de tactique , parle alors d'un schéma en 4-5-0 où l'avant-centre Samuel Eto'o évolue comme arrière-droit... Réplique du coach : "Ceux qui critiquent le jeu défensif de mon équipe ne connaissent rien au football."

Mourinho n'en est pas à son premier revirement verbal. Il s'est aussi fait une spécialité de mettre la pression sur les arbitres en les critiquant. En mars 2005, lors du premier passage du "Special One" à Chelsea, après une défaite (2-1) à Barcelone en Ligue des champions (déjà), il accuse l'arbitre, Anders Frisk, d'avoir favorisé son adversaire après s'être entretenu à la mi-temps du match avec l'entraîneur catalan Franck Rijkaard. L'affaire avait même indirectement poussé l'arbitre suédois à la démission, celui-ci ayant reçu des menaces de morts dans la foulée. Mais quand, le 24 décembre dernier, après un triste Arsenal-Chelsea (0-0) causé par le jeu très défensif des Blues, Arsène Wenger, le coach des Gunners, se plaint de l'arbitrage, le Portugais ose un : "Wenger aime pleurer et parler des arbitres, c’est une tradition." En troquant le costume contre le survêtement, pour son retour à Londres l'été dernier, il est néanmoins resté le grand maître du retournement de veste.

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