Le PSG est toujours convalescent

Le PSG est toujours convalescent

LIGUE 1 - Battus 1-0 à Lyon, les Parisiens essuient leur seconde défaite de la saison. Un revers qui intervient quelques jours après l'émination du PSG face à Chelsea en Ligue des champions.

C'est tout sauf un hasard. Battu dimanche soir à Lyon, quelques jours après son élimination en quart de finale de la Ligue des champions par Chelsea, le PSG a montré qu'il était encore sous le choc. Une défaite, la deuxième de la saison après celle contre Evian le 4 décembre dernier (2-0), qui, si elle n'a pas de conséquence sur le classement de la Ligue 1 (Paris reste leader avec 10 points d'avance sur Monaco), illustre combien les hommes de Laurent Blanc ont pris un énorme coup sur la tête mardi dernier à Stamford Bridge.

Peut-être trop certains d'accéder au dernier carré européen, ils avaient 76 % de chance de se qualifier, les Parisiens doivent désormais se contenter d'un quotidien moins emballant. Et c'est dur... Jeudi, pour la reprise de l'entraînement, l'ambiance était morose et les joueurs paraissaient touchés. Un voile sur leur visage qu'aurait pu ôter Edinson Cavani s'il avait plus croisé sa tête dès la 3e minute de jeu face à l'OL afin de tromper Anthony Lopes. Car leurs futurs adversaires en finale de la Coupe de la Ligue samedi prochain n'ont pas l'intention de servir de défouloir à un PSG vexé.

Le PSG agacé, résigné mais jamais révolté

Au contraire, Bafétimbi Gomis parvient à se procurer trois grosses occasions (5e, 11e et 17e), obligeant Salvatore Sirigu à compter sur ses réflexes ou la chance. Même si la formation parisienne a largement été remaniée par Blanc depuis Londres (quatre changements), la confiance n'est pas revenue. Transmissions hésitantes et contrôles ratés, Paris, toujours sans Zlatan Ibrahimovic, n'a pas su se rebeller durant cette rencontre. Pire, après l'ouverture du score de Jordan Ferri sur une superbe frappe (1-0, 31e), les champions de France ont paru résignés, parfois agacés, mais jamais vraiment capables d'inverser la tendance malgré une possession de balle impressionnante (plus 65 %).

Les ambitions de jeu qui faisaient encore il y a peu leur force ne fait plus recette. Et hormis quelques tentatives de Thiago Motta (53e), d'Ezequiel de Lavezzi (71e) ou de Javier Pastore (85e), Paris n'a pas montré grand-chose en seconde période. Lyon aurait même mérité de doubler la mise, porté par une Ferri des très grands soirs et un Lopes solide dans ses cages. Illustration de l'impuissance parisienne : Cavani, qui ne se savait pas hors jeu, s'est retrouvé seul devant le but grand ouvert mais a trouvé le moyen de rater sa frappe (63e). Preuve que le problème du PSG est surtout psychologique.

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