Le PSG tombe en dépression

Le PSG tombe en dépression

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DEFAITES - Il n'avait perdu que trois fois (dont une sans enjeu à Benfica), voilà que le PSG a chuté à deux reprises en cinq jours. Inquiétant, à une semaine de la finale de la Coupe de la Ligue, encore face à Lyon. D'autant que l'élimination en Ligue des champions a plombé l'ambiance.

C'est le fameux moment où, quand on est un sportif de haut-niveau, on savoure, les matches à enjeux qui valident le travail de toute une saison, les actions décisives qui choisissent ceux qui soulèvent les trophées et ceux qui n'ont que leurs yeux pour pleurer. ''Si on en est là, c'est que nous avons fait de bonnes choses jusqu'à présent'', souligne Salvatore Sirigu. Sauf qu'au moment de récolter ce qu'il a semé, le Paris Saint-Germain a oublié la faucille du laborieux au vestiaire.

Eliminé de la Ligue des champions par un Chelsea combatif et exemplaire à défaut d'être brillant ou meilleur (2-0 avec un but de Demba Ba ), le leader du Championnat a de nouveau cédé (1-0), dimanche soir, en déplacement chez un Lyon qui, trois jours après son élimination de la Ligue Europa à Turin face à la Juventus , avait les griffes bien usées. Si cette défaite ne remet nullement en cause le prochain titre des Parisiens ( ils ont toujours 10 points d'avance sur Monaco ), c'est plus sur le fond qu'elle inquiète.

Un seul être vous manque… et tout est dépeuplé ?

Orpheline de Zlatan Ibrahimovic, parti en Suède et blessé , la meilleure attaque du Championnat vient de passer deux matches sans marquer et Edinson Cavani, qui s'était plaint juste avant le quart de finale aller de ne pas jouer en pointe, erre comme un vulgaire attaquant de Ligue 1 qu'il n'est pourtant pas. Depuis la fin de l'aventure européenne, qui mobilisait tout le collectif, les leaders semblent tout bonnement en dépression. ''Nous pensions avoir évacué la déception de l'élimination mais apparemment, ce n'est pas le cas'', a admis Blanc, qui avait pourtant dédramatisé autant que possible le rendez-vous manqué de Chelsea.

Il a une semaine pour travailler et, surtout, redonner de l'envie à son groupe en même temps que de la confiance à ses éléments offensifs. Car dès samedi prochain, le PSG retrouvera Lyon et ses terribles Corentin Tolisso, Arnold Mvuemba et Nabil Fékir, en finale de la Coupe de la Ligue cette fois, une compétition qu'il doit absolument remporter pour espérer un doublé. ''Ce soir (dimanche), j'ai l'impression que l'équipe aurait pu jouer beaucoup de temps sans marquer'', avouait le technicien à la touillette. ''La vérité actuelle est que Zlatan n'est pas là et qu'il faut chercher à faire du mieux possible sans lui'', reprend Sirigu. Pour ne pas être dans la peau de celui qui regarde les vainqueurs soulever les trophées.

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