Le Qatar n’exclut plus de se désengager du PSG

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FOOTBALL – Selon "Le Parisien", l’émir du Qatar vit mal les critiques récurrentes à l’encontre du PSG, qu’il juge injustes, voire ingrates. Et envisage même d’investir dans d’autres clubs, italiens ou anglais.

Tamim bin Hamad al-Thani, l’émir du Qatar, aime la France. Il en parle la langue, il en connaît l’histoire, il en apprécie la culture. Et il y investit massivement, depuis plusieurs années. Le rachat, en 2011, du Paris Saint-Germain par le fonds souverain Qatar Sports Investments (QSI) s’inscrit toutefois dans une démarche allant encore au-delà d’un simple goût francophile, l’état gazier considérant le football, et son retentissement, comme un instrument de "soft power", c’est-à-dire un moyen d’étendre son influence et d’améliorer son image par-delà les frontières.

Un désengagement avant 2022 est quasi impossible.- Nabil Ennsari, directeur de l’Observatoire du Qatar

Huit ans plus tard, force est toutefois de constater que les échecs consécutifs du club parisien en Ligue des champions, vitrine internationale et prestigieuse particulièrement visée, ont mis à mal ce projet. Le Parisien, dans son édition de ce jeudi, indique ainsi que l’Émir n’exclut désormais plus de se désengager, négociant même actuellement une entrée au capital de l’AS Rome tout en prospectant en Angleterre à la recherche d’un club de deuxième division à acquérir.

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Mais, selon le quotidien francilien, ce ne sont pas les déconvenues sportives qui sont en cause, mais plutôt l’hostilité de l’environnement médiatique français à l’encontre du PSG qui contrarie beaucoup l’Émir. Lequel considère en effet que ses investissements dans le club profitent à l’ensemble du football français, dont les droits télévisés ont grimpé en flèche (1,15 milliard d'euros pour la période 2020-24), et même à l’État français, puisqu’il a versé plus d’un milliard d’euros d’impôts dans les caisses publiques depuis 2011. Il voit donc dans les critiques et les railleries récurrentes un manque de reconnaissance.

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Le fait que le Qatar regarde où étendre sa toile ailleurs n’implique cependant pas directement un désengagement du PSG, tant que l’émirat ne devient pas propriétaire de deux clubs engagés dans la compétition. Une autre donnée essentielle est à prendre en compte. "Un désengagement avant 2022 (année de la Coupe du monde au Qatar, ndlr) est quasi impossible, même en cas de scénario encore plus noir sur le plan sportif, ce serait vraiment un aveu d’échec, pire que les résultats piteux du PSG, explique en effet au Parisien Nabil Ennsari, directeur de l’Observatoire du Qatar. Parce que l’émirat a besoin du PSG pour se doter d’un crédit footballistique en vue de la Coupe du monde. Après 2022, en revanche, c’est toute la question."

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