Après la défaite contre Sainté, Lyon se sépare de Sylvinho

Football

VIRÉ - Sylvinho va quitter l'OL. Ce lundi soir, moins de 24h après la défaite dans le derby contre Sainté, le club rhodanien a annoncé qu'il allait se séparer de son entraîneur, en poste depuis le début de saison. Après neuf journées, Lyon pointe à la 14e place de Ligue 1 avec seulement un point d'avance sur Metz, 20e et dernier.

Le derby perdu contre les Verts a précipité sa chute. Sylvinho n'est plus l'entraîneur de Lyon. Quatorzième de Ligue 1, l'Olympique lyonnais a pris la décision ce lundi 7 octobre d'écarter l'entraîneur brésilien, arrivé le 28 mai dernier en remplacement de Bruno Genesio. "L'OL a décidé de mettre en œuvre une procédure pouvant aboutir à la rupture du contrat de travail de Monsieur Sylvio Mendes Campo Júnior", a annoncé dans un communiqué le club rhodanien, qui met donc fin à la première expérience sur un banc de l'ancien adjoint de Tite avec le Brésil. En attendant la nomination d'un numéro un à la tête des Gones, Gérald Baticle assurera le rôle d'intérim. Il est placé sous la supervision du directeur sportif Juninho.

En s'inclinant face à Saint-Étienne (1-0) dimanche, Sylvinho savait ses heures comptées. Fragilisé par un début de championnat catastrophique, avec seulement 9 points en 9 journées (le plus faible total du club depuis la saison 1995-1996), le natif de São Paulo n'avait plus goûté au succès depuis le 16 août dernier et deux victoires inaugurales prometteuses contre Monaco (0-3) et Angers (6-0). Ses choix, à l'image de sa défense à trois et de ses changements de composition répétés, étaient loin de faire l'unanimité. 

Le répit obtenu après la victoire contre le RB Leipzig (2-0) en Ligue des champions a donc été de courte durée. Dimanche soir, après la rechute dans le Forez, le président lyonnais Jean-Michel Aulas s'en était remis à Juninho face aux journalistes. "La règle du jeu est que Juninho est responsable du département sportif. Il va réfléchir. Il est évidemment très secoué parce qu'il est arrivé avec beaucoup d'espérance. Il a peut-être un peu moins de recul que je peux en avoir avec 32 ans d'expérience comme président. C'est vrai que l'on ne peut pas ne rien faire et toutes les hypothèses sont envisageables", avait-il glissé. "Il va proposer des choses et je trancherai évidemment avec le conseil d'administration." "Suis-je encore l'homme de la situation ?", s'était interrogé, de son côté, Sylvinho. Poser la question, c'était déjà y répondre.

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