Ligue 1 : ça y est, le PSG est champion de France, et après ?

FOOTBALL – Le PSG a remporté ce dimanche son 7e titre de champion de France, après sa victoire 7-1 contre Monaco. Un triomphe pour le moins attendu au regard de la domination parisienne cette saison en Ligue 1, et qui n’atténue pas l’échec en Ligue des champions. L’intersaison à venir sera plus particulièrement scrutée.

"Quand les objectifs seront atteints, ce sera le moment de parler..."  Ainsi parlait Unai Emery quand, vendredi, on l’interrogeait sur son successeur annoncé, l’Allemand Thomas Tuchel. Certes, il reste la Coupe de France, dont le PSG disputera une demi-finale mercredi, mais avec la Coupe de la Ligue remportée le 31 mars, et le titre de champion de France de Ligue 1 officiellement décroché ce dimanche après la victoire 7-1 contre Monaco, les deux tiers de ces objectifs sont atteints, si l’on excepte la Ligue des champions, que Paris a de nouveau quitté prématurément cette saison, dès les 8es de finale.

Bien sûr, Unai Emery n’en parlera pas lui-même, puisqu’il est encore là pour quelques semaines, et parce que ce qui suivra, au PSG, ne le concernera plus directement. Mais l’avenir commence dès maintenant pour l’état-major parisien, qui s’attend à un été agité, conséquence logique d’un exercice 2017-18 quelque peu chaotique qui, fatalement, laissera des traces. Passage en revue de ces nuages qui obscurcissent déjà l’horizon du tout nouveau champion de France.

Le cas Neymar

Il n’est pas seulement la star de l’équipe et le joueur le plus cher de tous les temps, il est aussi la tête de gondole du club et du projet qatari. Pourtant, Neymar aura surtout brillé par son absence, due à une blessure, dans les instants cruciaux de la saison. Ce qui accentue les rumeurs annonçant son prochain départ et, plus largement, le doute concernant sa volonté de faire de Paris une étape majeure dans sa carrière.

On le dit agacé par la Ligue 1 et son style rugueux, voire fâché de ne pas être plus mis en avant, comme en a témoigné sa bisbille avec Edinson Cavani au sujet des penalties. On dit aussi qu’il a réclamé une augmentation de salaire pour rester un an de plus. On sait enfin que le Brésilien avait demandé à ses dirigeants de faire de Luis Enrique le nouveau coach, mais que l’Émir du Qatar en a décidé autrement (voir par ailleurs). Nul ne sait quelles conséquences aura cette décision, mais il est certain que Neymar attend quelques garanties, notamment lors du mercato à venir.

Une vague de départs à prévoir

Difficile, pour l’heure, d’évaluer précisément le nombre des dépardataires, mais les candidats, au moins, seront nombreux. On peut citer pêle-mêle tous ceux qui en ont marre de ne pas jouer, comme Trapp, Meunier, Kurzawa, Pastore, Draxler, Di Maria... Mais aussi un Rabiot rechignant à prolonger son contrat (expirant en 2019), ou un Cavani qui semble douter de la considération que lui portent ses dirigeants. Le PSG ne parviendra pas à retenir tout ce petit monde, et devra donc le gérer.

Ce que Thomas Tuchel va changer

De Mayence à Dortmund, l’Allemand n’a jamais été homme à prendre des pincettes, que ce soit avec ses joueurs ou ses dirigeants. Le futur coach parisien a une autorité bien affirmée, et un désir revendiqué de tout contrôler, de la nutrition aux courses sans ballon, en passant par le recrutement. C’est toute la politique sportive du club qui va ainsi subir d’importants changements. Choisi par l’Émir du Qatar, Tuchel disposera des pleins pouvoirs. Ce qui risque, très vite, de faire des étincelles.

L’ombre du fair play financier

Ce n’est encore qu’une menace lointaine, mais qui va inéluctablement finir par se rapprocher. Déjà sanctionné en 2014 pour avoir accumulé un trop gros déficit, le PSG risque bien plus gros en cas de récidive cet été, à savoir une interdiction de recrutement, voire une exclusion de la Ligue des champions, si d’aventure l’UEFA jugeait que ses actuels contrats qataris de sponsoring sont trop supérieurs aux tarifs moyens en vigueur sur le marché. Une vraie bombe à retardement.

Une pression supplémentaire venue de Doha

Si le fair play financier le lui permet, l’Émir du Qatar envisage d’invertir encore massivement cet été, pour se rapprocher du niveau des potentiels vainqueurs de la Ligue des champions, véritable objectif du Qatar. L’arrivée de Tuchel va en ce sens. D’abord parce que l’état-major croit en l’Allemand. Mais aussi parce que ce choix a court-circuité de facto le travail du président, Nasser Al-Khelaïfi. C’est la première fois, depuis le rachat du club en 2011, que l’Émir inflige un tel camouflet à son homme de confiance. Ce qui indique à la fois son impatience devant les échecs de ces dernières années, et que l’actuelle direction se trouve en sursis, sans le moindre droit à l’erreur. Cette tension est déjà palpable au sein du PSG.

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