Ligue 1 : Frédéric Hantz sèchement mis à pied par Montpellier et Loulou Nicollin

Ligue 1 : Frédéric Hantz sèchement mis à pied par Montpellier et Loulou Nicollin
Football

FOOTBALL - Montpellier a évincé son entraîneur Frédéric Hantz, frappé d'une "mise à pied conservatoire", a annoncé le club de Ligue 1, ce lundi dans un communiqué, après un conflit de plusieurs semaines entre le président Louis Nicollin et le coach.

"On n'a pas les moyens de le virer, alors qu'il fasse son boulot !" Paradoxalement, c’est cette phrase, lâchée par un Loulou Nicollin furibard, qui a acté la rupture entre le truculent président du Montpellier Hérault Sport Club (MHSC) et son entraîneur, Frédéric Hantz, à qui cette attaque était destinée. Un paradoxe parce qu’il était alors question, après la débâcle à Lyon (5-0) en Coupe de France le 8 janvier, de maintenir malgré tout le coach dans ses fonctions. Et parce que celui-ci a finalement été "mis à pied à titre conservatoire" ce lundi par son employeur, un an après son arrivée à la tête de l’équipe.

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"Le Montpellier Hérault Sport Club a pris la mesure de la gravité de la situation du club sur le plan sportif et ses conséquences prévisibles. Cette gravité impose une réflexion d'urgence dans le souci de préserver les joueurs. En conséquence une mise à pied conservatoire vient d'être notifiée, avec maintien de la rémunération, à messieurs Frédéric Hantz, entraîneur et Arnaud Cormier son adjoint", indique en effet le club dans un communiqué actant, au passage, la nomination de deux "anciens" du MHSC, Jean-Louis Gasset et Ghislain Printant, pour boucler la saison.

Une issue inéluctable, même s’il convient de se demander ce qui a pu se passer pour qu’une décision aussi radicale soit prise à un tel moment. Le président Nicollin pointait, lui, il y a quinze jours dans Midi Libre , les résultats : "C'est qui le patron ? C'est encore moi que je sache ! Si ça lui a fait mal, tant mieux, au moins il se bougera. Je n'ai pas pour habitude de revenir sur ce que j'ai dit. La défaite à Lyon n'était pas normale, tout comme l'élimination en Coupe de la Ligue à Nantes. Dans mon entreprise, quand un directeur n'est pas content, il ne s'épanche pas. Si c'est une pleureuse, c'est pas ma faute. Qu'il me démontre le contraire samedi en gagnant le match contre Dijon."

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Mais, ensuite, l’équipe a concédé le nul à domicile face à Dijon (1-1), avant de se noyer à Marseille (5-1) vendredi dernier. La question, dès lors, est la suivante : les déclarations tapageuses du patron (une spécialité chez lui) n’ont-elles pas cette fois été la cause de l’effondrement, plutôt que ses conséquences ? C’est ce que Frédéric Hantz semblait dire lorsqu’il se défendait ainsi, il y a deux semaines en conférence de presse : "Louis Nicollin était très déçu de notre défaite à Lyon, c'est normal. Mais là, ce sont des phrases lourdes... Je rappelle que, quand je suis arrivé, l'équipe était 18e et qu'elle a terminé 12e en juin dernier. Si on veut parler d'argent, entre la 18e et la 12e place, c'est minimum 15 millions d'euros. On a vendu des joueurs, réduit la masse salariale... En juin j'avais dit que je ferais mieux avec moins. Aujourd'hui nous sommes 11es." Sauf que le "nous", aujourd'hui, n'est plus de mise.

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