Ligue 1 - L'OGC Nice se joue d'un OL désuni (3-0)

Ligue 1 - L'OGC Nice se joue d'un OL désuni (3-0)

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FOOTBALL - Pas de quatrième succès de suite pour l'OL. Vendredi soir, la 14e journée de Ligue 1 s'est ouverte avec la lourde défaite des Gones à Nice (3-0), des Rhodaniens incapables de faire les efforts ensemble. Au contraire, les Aiglons ont montré de la solidarité pour l'emporter presque tranquillement lors d'une rencontre marquée par les hommages rendus aux victimes des attentats de Paris.

Un bien triste OL vendredi soir. Alors que ce match était marqué par l'hommage rendu aux victimes des attentats de Paris (voir plus bas), on ne peut pas dire que le club présidé par Jean-Michel Aulas fut habité par un sentiment de solidarité dans l'enceinte niçoise. Certes, si Claudio Beauvue et Alexandre Lacazette n'avaient pas mangé deux très grosses opportunités dans le premier quart d'heure, le scénario qui a été écrit en cette fin de semaine aurait peut-être été bien différent. Mais avec des si...

Face à un OGCN collectif et déterminé, à l'image du bouillant Claude Puel, les partenaires de Mathieu Valbuena se sont montrés bien timorés lors de ce match d'ouverture de la 14e levée. Ces derniers ont d'ailleurs très difficilement trouvé leur meneur de jeu, lequel avait fait un aller express depuis Versailles dans l'après-midi . Sans leur fluidité habituelle dans le jeu, les joueurs d'Hubert Fournier n'ont pas été aidés, non plus, par les innombrables boulettes de Mapou Yanga-Biwa. Le défenseur central, catastrophique dans ses relances, a presque tué le match en marquant contre son camp dès le début de la seconde période (2-0, 48e). Le mal était en fait plus profond...

Lacazette, le roi "pigneur"

"On a joué à l'envers, reconnaissait d'ailleurs le capitaine Maxime Gonalons au micro de beIN Sport à l'issue du match. On n'a pas joué ensemble, on a joué les uns après les autres." Comme on l'écrivait un peu plus haut, c'est effectivement d'esprit collectif qu'il a manqué aux Gones dans le Sud de la France. Sergi Darder, fautif sur le premier (très joli) but de Valère Germain (1-0, 20e), a par exemple refusé tout du long de tenir son couloir gauche, créant un déséquilibre dans le onze lyonnais. Alexandre Lacazette, lui, a encore montré qu'il maîtrisé l'art du "pignage", soufflant dès qu'un ballon n'arrivait pas, les bras ballants, sans jamais faire le pressing pour le collectif. 

Résultat direct, les Niçois ont tranquillement dessiné leur large succès en seconde période avec un troisième but en contre. L'oeuvre de l'excellent Vincent Koziello, servi par Jérémy Pied, auteur d'une frappe limpide sous la barre d'Anthony Lopes (3-0, 71e). Dans un contexte encore lourd en France, cette bévue lyonnaise semblera certainement anecdotique mais elle a des conséquences notables au classement. Ce weekend, l'OL peut perdre "sa" deuxième place au profit de Caen (qui défie Angers) alors que Nice est revenu à un point.

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