Ligue des champions : 5 bonnes raisons de croire à l’exploit pour les Lyonnais contre le FC Barcelone

Ligue des champions : 5 bonnes raisons de croire à l’exploit pour les Lyonnais contre le FC Barcelone

Football
DirectLCI
FOOTBALL – L’Olympique lyonnais a hérité du FC Barcelone lors du tirage au sort, ce lundi, des 8es de finale de la Ligue des champions. Et non, ce n’est pas perdu d’avance.

L’OL, 2e du groupe F à l’issue du premier tour de la Ligue des champions, ne pouvait pas échapper au pire, lors du tirage au sort des 8es de finale ce lundi, puisqu’il devait de toute façon hériter d’un premier de groupe. Mais il a eu droit au pire du pire en héritant du FC Barcelone de Lionel Messi, qu’il affrontera le 19 février à Lyon à l’aller, puis le 13 mars en Catalogne au retour. Il existe cependant quelques motifs d’espoir pour Nabil Fekir et ses partenaires. En voici déjà cinq.

L’OL n’a absolument rien à perdre

La statistique se passe de commentaire : en six matchs, de 2001 à 2009 (soit dans les grandes heures du club rhodanien), l’OL n’a jamais battu Barcelone (quatre défaites et deux nuls). Mais ce bilan, conjugué au rapport de forces actuel (Lyon souffre d’une irrégularité chronique en Ligue 1 cette saison quand le Barça est le solide leader de la Liga), présente tout de même un avantage non négligeable : "On n'a jamais très bien réussi contre eux, mais on aura une carte à jouer, la carte jeunesse, et on aura moins de pression contre eux que contre un autre", a formulé le dirigeant Gérard Houiller, présent à Nyon ce lundi pour le tirage. Et, à de telles hauteurs, jouer sans pression est plus qu’un luxe. N'avoir rien à perdre, c'est avoir tout à gagner.

La réaction des joueurs

Selon RMC Sport, ce sont des cris de joie qui se sont élevés du vestiaire lyonnais ce lundi quand le tirage au sort a rendu son verdict. "Oui, on a sauté de joie, a confirmé l’arrière gauche Ferland Mendy. Parce qu’on sait que le Barça est une grande équipe et on aime tous se frotter à une grande équipe. C’est le football, tu peux tomber sur une grande équipe et faire un grand match. Ça se joue sur deux matchs, pas sur une saison, donc on va tout donner et essayer de passer. Nous, on aime bien les gros matchs comme ça, donc je pense que ça va bien se passer." Même pas peur !

Les matchs contre City

Qui donnait cher de la peau de l’OL avant sa double confrontation avec Manchester City lors de la phase de groupes de cette saison ? Pas grand-monde, voire personne. Et pourtant, les Lyonnais se sont imposés chez l’implacable leader du Championnat d’Angleterre (1-2), avant de concéder un nul malheureux (2-2, après avoir mené deux fois au score) au retour, à Lyon. "Le Barça ressemble à City, avec ce que fait Guardiola. Ce sont des principes de jeu identiques. On l’a fait (gagner) contre City, et c’est comparable. Donc on en est capables", a ainsi pertinemment souligné l’entraîneur Bruno Genesio. 

La Roma l’a fait

Mais au fait, qu’a fait le Barça la saison passée en Ligue des champions ? Il a été éliminé en quarts de finale (0-3, 4-1) par l’AS Rome, une équipe italienne dont le budget et le collectif n’ont rien de supérieurs à ceux de l’OL. Notons, du reste, que cela fait trois ans que Barcelone ne passe plus les quarts de finale de la compétition-reine du football de clubs. Ce qui indique clairement que l’OL n’affrontera pas l’un des meilleurs Barça de l’histoire, loin de là.

Le Barça sans défense (ou presque)

Ces dernières éliminations du Barça ont toutes un point commun : à chaque fois le club blaugrana a pris des buts, surtout à l’extérieur (sept en tout, dont trois rien qu’à Rome). Et cette saison ? C’est bien simple, l’équipe entraînée par Ernesto Valverde en a encaissé au moins un à chaque déplacement lors de la phase de groupes. En Liga, ce n’est d’ailleurs même pas mieux, avec 19 buts encaissés en 16 matchs (ce qui en fait la 8e défense du Championnat). La défense est donc le gros point faible de ce Barça, dont les arrières latéraux peinent tous à convaincre, et dont la charnière est privée de Samuel Umtiti pour de longs mois (il pourrait ne pas être revenu en février), tandis que Gérard Piqué a perdu beaucoup de sa superbe. 

Ce qui tombe bien, vu que l’OL ne compte pas bétonner. Bien au contraire : "Si on défend face à ce genre d'équipes, on passera à la trappe, a en effet déjà prévenu Bruno Genesio. Mais si on peut les faire déjouer et les mettre dans des situations qu'ils n'ont pas l'habitude de vivre, alors on a une vraie chance de créer l'exploit. On va tous être encore plus exigeants." Pour un peu, on en viendrait presque à prendre au sérieux la petite phrase lâchée par le président Jean-Michel Aulas, juste avant le tirage au sort : "Je n'aimerais pas être à la place de ceux qui vont tomber contre nous."

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter