Arsenal-PSG (2-2) : cette fois, Unai Emery a gagné son pari

Arsenal-PSG (2-2) : cette fois, Unai Emery a gagné son pari
Football

LIGUE DES CHAMPIONS –Le PSG est parvenu à arracher un nul (2-2) à l’Emirates Stadium contre Arsenal. Un résultat qui le place désormais en position de force pour finir premier du groupe. Surtout, la prestation des Parisiens valide la mise en place progressive de la méthode Unai Emery.

"C’est un test important, qui va nous permettre de prouver notre valeur." En mettant ainsi la pression sur ses hommes à la veille de la rencontre, Unai Emery n’ignorait pas qu’il se la mettait également sur lui-même. Contre Arsenal, ce mercredi soir, dans un Emirates Stadium aussi bruyant et colérique qu’un stade méditerranéen, il y avait plus que la première place du groupe A en jeu pour son PSG et lui. Il y avait effectivement enfin, comme il le disait, de premières conclusions à tirer sur ce que vaut ce PSG post-Zlatan à la sauce Emery. Et, en conséquence, sur ce que vaut Emery.

Rappelons-le : contrairement à un Pep Guardiola, le Basque n’est pas l’adepte d’un seul style de jeu qu’il exporterait chaque fois avec lui. Au contraire, entre son Valence et son Séville, il y avait déjà des principes radicalement différents. Son Paris, de la même façon, a déjà évolué depuis le début de la saison, mélangeant le goût du coach pour la contre-attaque et les séquences de possession prônées par son prédécesseur Laurent Blanc. Pour prendre quelle forme exactement ? C’était toute la question. Et elle a trouvé sa réponse ce mercredi soir à Londres.

Debout, seul, devant son banc, Emery n’a eu de cesse de crier

Du moins, pendant les 45 premières minutes de ce match très intense, où chaque ballon devait se disputer comme une question de vie ou de mort. Au fil de ce premier acte, on a vu Paris croquer peu à peu Arsenal, marchant sur le milieu de terrain adverse avec grâce et brutalité. Enfin, elle était là, cette maîtrise dont les joueurs n’avaient cessé de manquer jusqu’alors. Chaque fois qu’un Gunner avait le ballon, l’étau se refermait dans un pressing orchestré. Chaque fois qu’un espace s’ouvrait, un Parisien s’y engouffrait. L’ouverture du score du PSG en est l’illustration parfaite : pressing haut, Thiago Motta à la manœuvre, Matuidi au centre et Cavani à la conclusion. Le tout à la vitesse de l’éclair.

Le problème, sempiternel, c’est que le foot est taquin. Donnez-lui une équipe qui contrôle son match, il vous rendra une erreur d’arbitrage pour provoquer un penalty, juste avant la pause, puis un malheureux but contre son camp de Verratti pour donner un heureux avantage aux Anglais à la reprise. De quoi mettre à mal la belle harmonie parisienne susmentionnée. Et remettre en cause les conclusions que nous nous étions déjà fait une joie de tirer depuis les tribunes. En tirerons-nous donc de nouvelles à partir de l’égalisation rageuse de Lucas à 13 minutes du terme ?

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    L’attitude d’Emery, elle, n’a pas varié selon le score. Debout, seul, devant son banc, il n’a eu de cesse de crier, de lever un doigt par ci, un autre par là, pour replacer un joueur qui, quoi qu’il arrive, ne pouvait pas l’entendre, encore moins l’écouter. A l’évidence, l’entraineur se parlait à lui-même. On en a retenu deux images. La première : quand, à la 36e, il a applaudi à tout rompre une banale couverture défensive sur un centre raté de Sanchez. La seconde : quand, à la 67e, il a chaleureusement félicité Krychowiak au moment de son remplacement. Oui, ce même Krychowiak qui avait bêtement perdu un ballon puis provoqué le penalty. Conclusion : on ne sait toujours pas si Emery réussira à Paris, mais il donne sacrément envie à ses hommes d’y croire. N’est-ce pas là l’essentiel ? C’est toute la question, désormais.

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    PSG : Où va Emery ?

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