VIDÉO - Ligue des champions : le PSG peut-il (vraiment) perdre la première place de son groupe face au Bayern ?

(IM)POSSIBLE ? - Ce mardi soir (20h45), la première place du groupe B sera l'enjeu du dernier match de poule entre le Bayern et le PSG. Promise aux Parisiens, elle pourrait cependant leur échapper si les Bavarois venaient à l'emporter par quatre buts d'écart. Un scénario du pire pour Paris qui ferait remonter de vieux démons à la surface.

Le 14 février dernier, l'Europe entière avait vibré lors du cinglant 4-0 infligé par le PSG au Barça en huitièmes de finale aller de la Ligue des champions. Trois semaines plus tard, les Parisiens, méconnaissables, avaient subi un revers historique au Camp Nou (6-1), la première grosse humiliation des Qataris depuis leur arrivée à la tête du club francilien en 2011. 


Si ce mardi soir (20h45) face au Bayern Munich, l'enjeu sera tout autre, le spectre de la "remontada" pourrait cependant revenir hanter les joueurs d'Unai Emery. Battus à Paris (3-0), les Bavarois vont en effet devoir s'imposer par quatre buts d'écart, à l'Allianz Arena, pour terminer en tête de la poule B devant les partenaires de Neymar. "Le Bayern en est capable", reconnaissait le coach parisien, après la victoire face au Celtic (7-1), la plus large du PSG en C1. "Rien n'est impossible dans le football. Et on sait que si on fait un très grand match, on peut le faire", ajoutait Corentin Tolisso, l'ancien Lyonnais transféré cet été en Bavière. 

Deux défaites par quatre buts d'écart en 7 ans

Si on n'est jamais à l'abri d'une nouvelle déroute, d'où la précaution du coach Emery qui a mis en garde son équipe contre tout triomphalisme, le même qui lui avait été fatal au Camp Nou, difficile d'imaginer toutefois le leader de Ligue 1 perdre pied lors de ce premier test.


Parce que Paris a sans doute retenu la leçon. Parce que le club de la capitale n'a encaissé qu'un seul but en C1 cette saison. Parce qu'historiquement le PSG n'est pas un club qui encaisse beaucoup de buts. En effet, excepté la désillusion catalane la saison dernière, les Parisiens ne sont pas habitués à prendre des raclées. Au contraire, ils sont plus habitués à en infliger. Lorsqu'on jette un coup d'oeil aux archives, il faut ainsi remonter à 2010 pour trouver trace de la dernière défaite parisienne par quatre buts d'écarts, toutes compétitions confondues. Le club, à l'époque entraîné par Antoine Kombouaré et qui comptait dans ses rangs Luyindula, Erding et Coupet, s'était incliné 4-0 sur la pelouse de Grenoble. Une éternité dans le football, d'autant que Paris a depuis changé de dimension. 

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Vaincu à Strasbourg, le PSG n'est plus imbattable

Qui plus est, la défaite concédée ce week-end à Strasbourg aura sans doute eu le mérite de remobiliser les troupes d'Emery. Irrésistibles jusqu'à présent en Ligue 1 et sur la scène européenne, en témoigne leur record de buts inscrits en phase de poules de la C1 (24 réalisations en seulement cinq matches), les Rouge et Bleu ont chuté pour la première fois cette saison. Outre le résultat inattendu, qui a suscité les moqueries de la presse étrangère et en particulier allemande, c'est surtout la manière qui a soulevé les débats. À côté de la plaque, le PSG a livré sa plus mauvaise prestation jusqu'alors. Neymar s'est trop enfermé dans son jeu, Di Maria n'a pas réussi à peser, le milieu a semblé déorganisé et la défense dépassée. 

La victoire pour l'ascendant psychologique

Trois jours après ce non-match en Alsace, Paris voudra donc relever la tête. D'ailleurs, du côté du Bayern, on ne se fait pas trop d'illusions. "Je ne suis pas du genre à rêver de recevoir mes cadeaux de Noël avant l'heure", confiait le président bavarois Karl-Heinz Rummenigge. "C'est un rêve improbable", ajoutait le défenseur Mats Hummels. "Terminer deuxième ne serait pas un drame, surtout que nous ne sommes plus le favori de ce groupe", déclarait son coéquipier Jérôme Boateng. "Si jamais nous devions y parvenir, ce serait un petit miracle." 


D'ailleurs, tous sont d'accord pour dire que l'enjeu se situe ailleurs. Car, à défaut de pouvoir infliger une correction au PSG, sauf retournement exceptionnel, les partenaires de Frank Ribéry vont à tout prix vouloir laver l'affront subi à l'aller au Parc des Princes. "On veut gagner car l’aspect psychologique est important dans le football", a déclaré Jupp Heynckes qui a remplacé Carlo Ancelotti sur le banc du Bayern Munich après le match aller à Paris. "On peut très bien retomber contre le PSG en quarts de finale, en demies ou en finale..." Et ainsi installer le doute dans l'esprit des Parisiens, dans le cas où ils se retrouveraient.


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