Bayern Munich-PSG : l’heure de Julian Draxler

Bayern Munich-PSG : l’heure de Julian Draxler

LIGUE DES CHAMPIONS – Tandis que le PSG affronte le Bayern à Munich, mardi 5 décembre, pour consolider sa première place dans le groupe A, un joueur sera particulièrement scruté : l’international allemand Julian Draxler, qui jouera plus gros que les autres.

Quand une recrue star débarque dans un club, une sorte d’euphorie porte généralement le joueur pendant, au mieux, quelques mois. Ce que vit actuellement Neymar, et ce qu’a connu, il y a un peu moins d’un an, Julien Draxler, arrivé à Paris en janvier 2017, en provenance de Wolfsburg, contre 40 millions d’euros. L’Allemand a justement déchanté l’été dernier, en voyant arriver le Brésilien et Kylian Mbappé, deux concurrents directs à son poste d’ailier. Au point que son départ a été évoqué avec insistance. Un club s’était positionné : le Bayern Munich. Ce même Bayern que le PSG affronte ce mardi soir, avec en jeu la 1ère place du groupe A, en Ligue des champions. Julian Draxler sera titulaire, à son nouveau poste de milieu de terrain.

Julien Draxler, c’est quelqu’un qui sent le football, qui sent le jeu avant les autres sur un terrain.Valérien Ismael, son ancien entraîneur à Wolfsburg

Initialement, cette reconversion ressemblait à une expérimentation par défaut, consistant à la fois à pallier la blessure de Thiago Motta (habituel taulier de l’entre-jeu parisien) et à donner du temps de jeu à un Draxler miné par son brutal changement de statut. La première eut lieu le 30 septembre, à l’occasion du match PSG-Bordeaux, et ce fut une franche réussite, ponctuée par un but de l'intéressé, d’une sublime reprise de volée du gauche. Depuis, l’international allemand (capitaine lors de la Coupe des Confédérations) s’est installé, gardant sa nouvelle position y compris quand le onze type est de sortie, et l’on se demande même si Thiago Motta n’a pas définitivement perdu sa place dans cette affaire.

C’est justement à Munich, ce mardi soir, qu’on va savoir si la bascule va, ou non, s’opérer. L’enjeu est de taille à l’échelle de la jeune carrière de Draxler (24 ans) : étant donné l’embouteillage en attaque, l’avenir parisien du joueur ne peut s’écrire qu’à ce poste. Sous peine de le voir filer l’été prochain… à Munich, où l’on cherche le successeur d’un Franck Ribéry vieillissant, et où l’Allemand retrouverait donc à coup sûr sa position d’ailier et un statut de leader technique. La question est donc de savoir si Draxler peut durer à ce poste spécifique de milieu relayeur, dans une équipe comme celle du PSG.

Parole à la défense

Le staff de l’équipe d’Allemagne, où il évolue toujours en tant qu’ailier, se félicite en tout cas de la situation. "Au PSG, il est aligné à différents postes, ce qui lui permet d'élargir sa panoplie. Sa polyvalence est un vrai atout qui va aussi profiter à notre la sélection", note ainsi Oliver Bierhoff, le manageur général de la Mannschaft, dans Le Parisien. Alors que Thomas Schneider, un des adjoints du sélectionneur Joachim Löw, se montre carrément optimiste : "En tant que relayeur, Julian est précieux car il a un excellent sens de l’anticipation. Il est capable de casser les lignes pour relancer l’équipe en gagnant un duel puis en délivrant une passe rapide vers l’avant. A ce poste, il me plaît, d’autant plus qu’il a le potentiel et la distance pour distribuer le jeu à sa guise, lui qui maîtrise parfaitement le jeu court et le jeu long."

Même son de cloche du côté de Valérien Ismaël, ancien entraîneur de Draxler à Wolfsburg, interrogé par 20 Minutes : "Julian a toujours eu un vrai sens de l’anticipation, tout simplement parce que c’est quelqu’un qui sent le football, qui sent le jeu avant les autres sur un terrain. Ça, plus ses courses en profondeur, sa conduite de balle, sa capacité à casser les lignes, ça lui donne beaucoup de cartes en main pour jouer à ce poste." Mais l’ex-défenseur émet toutefois un bémol : "Je ne suis pas sûr que, quand le PSG va devoir faire de gros efforts défensifs, revenir, aller dans les duels, Julian soit la personne adéquate à ce poste. Comme ce n’est pas du tout sa vocation, j’ai plus de doutes." Cela tombe bien : le Bayern doit inscrire au moins quatre buts pour espérer passer devant Paris au classement et va donc attaquer à tout va. Le test n'en sera donc que plus significatif.

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