PSG-Bayern Munich : Thiago Silva, l'ultime défi du capitaine

Kylian Mbappé, l'attaquant du PSG, s'est exprimé avant la finale de la Ligue des champions ce dimanche.

CLAP DE FIN - Après huit ans de bons et loyaux services, Thiago Silva va disputer son dernier match avec le PSG ce dimanche 23 août face au Bayern Munich. Avec l'objectif de soulever la Ligue des champions avec Paris.

"L'histoire n'est encore pas finie." Fin juillet, lors de ses adieux en catimini au Parc des Princes avant l'amical contre le Celtic Glasgow (4-0), Thiago Silva avait fait la promesse aux supporters du PSG de "sortir par la grande porte". En fin de contrat, le Brésilien avait accepté de prolonger de deux mois supplémentaires, jusqu'au terme du "Final 8", pour pouvoir tenir parole. "J'espère finir avec un titre en Ligue des champions, c'est notre rêve", avait-il confié à l'AFP quelques jours plus tard. Un mois plus tard, le voilà à un match, son dernier avec les Rouge et Bleu, de ramener la "Coupe aux grandes oreilles" à Paris. 

Huit ans après le début de son épopée parisienne, "O'Monstro" a l'opportunité inédite de s'offrir un final en apothéose contre le Bayern Munich ce dimanche 23 août (à 21h, en direct sur TF1 et en live commenté sur LCI). Son ultime occasion de marquer l'histoire de "son" PSG en le propulsant sur le toit de l'Europe, au terme d'une curieuse fin de saison marquée par la pandémie de Covid-19. "L'équipe qui gagnera la Ligue des champions sera la plus grande parce que tout le monde va s'en rappeler pour ce contexte", a-t-il certifié au micro de RMC Sport après la demie contre Leipzig (3-0). "Ce titre est important, je suis venu en 2012 avec cet objectif. C'est peut-être mon dernier match mais je suis tranquille dans ma tête car je sais ce que j'apporte."

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Le "Final 8" de la Ligue des champions

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Il méritait tellement de soulever le trophée- Valdo, demi-finaliste de la C1 en 1995 avec le PSG

Intelligent dans le placement, irréprochable dans les airs, propre à la relance... Malgré le poids des années, Thiago Silva a prouvé, depuis son arrivée à Lisbonne, qu'il a encore de beaux jours devant lui. Même à 35 ans. Bien décidé à quitter la capitale sur un sacre historique, il a confirmé son statut de patron de la défense, aimantant un nombre incalculable de ballons dans sa surface contre l'Atalanta Bergame (2-1) en quarts de finale puis face au RB Leipzig (3-0) dans le dernier carré de la compétition. Son métier a indiscutablement joué face à ces deux collectifs inexpérimentés dans les matches à enjeu.

"Il mériterait tellement de soulever le trophée", a assuré le Brésilien Valdo, demi-finaliste de la C1 avec le club de la capitale en 1995, dans un entretien récemment accordé à France Football. "C'est un garçon sensationnel, équilibré, sain. Il s'est beaucoup battu, a reçu beaucoup de critiques, et j'espère qu'il sera le premier capitaine parisien à soulever cette coupe.

Présenté à son arrivée à l'été 2012 comme "le meilleur défenseur du monde" par les Qataris, qui l'avaient recruté au Milan AC contre un chèque de 42 millions d'euros, Thiago Silva a tout enduré en huit saisons passées sous le maillot du PSG. Première recrue d'envergure internationale, avec Zlatan Ibrahimovic, le natif de Rio fait basculer le club parisien dans une autre dimension. Adulé, il représente, dans les premiers années, l'ambition de "rêver plus grand" des nouveaux propriétaires. Dès ses débuts, son coach Carlo Ancelotti lui donne des responsabilités, symbolisées par le brassard de capitaine. Un capitanat, qu'il détient depuis le 21 novembre 2012 - un record de longévité - et qui ne lui a été "retiré" qu'à de très rares occasions. 

Mon cœur va rester ici- Thiago Silva, défenseur et capitaine du PSG

Mais si, en France, Thiago Silva rayonne avec sept sacres en Ligue 1, un record national partagé avec une poignée de joueurs, six Coupes de la Ligue, cinq Coupes de France et sept Trophées des champions, l'Europe révèle ses faiblesses. Une émotivité et un manque de résistance à la pression qui font (trop vite) oublier ses grands moments, à l'instar de son but contre Chelsea (1-1, 2-2) en 2015. Parfois à fleur de peau dans les grands rendez-vous, comme ses pleurs avec la Seleção à la Coupe du monde 2014, le capitaine emblématique du PSG craque... et entraîne toute son équipe avec lui. La "remontada"du Barça (4-0, 1-6), le 8 mars 2017, en est l'illustration parfaite. Totalement perdu sur la pelouse du Camp Nou, ce soir-là "le Monstre" s'effrite et Paris s'écroule littéralement. Un scénario qui se reproduira épisodiquement, comme face à Manchester United (2-0, 1-3) en 2019.

Mais l'ancien Milanais a beau prendre des coups, il encaisse sans jamais cesser de se relever. "C'est un capitaine incroyable, un leader, un modèle pour nous, dans le vestiaire et sur le terrain", jurait son entraîneur Thomas Tuchel en novembre dernier. "C'est un gars exceptionnel, un caractère très fiable. C'est une personnalité fragile, mais c'est bien pour moi, c'est son caractère." De retour à un excellent niveau depuis la reprise, Thiago Silva force sa nature. Sur le terrain, il harangue ses partenaires, il tente de les transcender et de les faire réagir. Sans doute libéré parce qu'il sait qu'il vit ses dernières heures sous la tunique du PSG. "Mon cœur va rester ici. Une fois Rouge et Bleu, pour toute la vie Rouge et Bleu", a-t-il clamé avant la finale. Ce maillot, ce club, cette ville, il les aime éperdument et il souhaite leur faire le plus beau cadeau de départ qui soit : une Ligue des champions.

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