Ligue des champions : le PSG maître de son destin, l'OL devra forcer le sien

Le PSG jouera l'Atalanta Bergame en quarts, Lyon pourrait retrouver le Real Madrid ou Manchester City.
Football

FORTUNES DIVERSES - Le tirage au sort du Final 8 de la Ligue des champions a eu lieu ce vendredi. Le PSG s'en est plutôt bien sorti puisqu'il affrontera l'Atlanta Bergame en quarts. Gare au piège toutefois. L'OL, qui doit encore éliminer la Juventus, aura lui encore fort à faire. Le Real Madrid ou Manchester City l'attendent.

Un tirage, deux ambiances. Après quatre mois de pause forcée, la faute au Covid-19, la Ligue des champions a fait un pas de géant vers son retour. L'UEFA a tiré ce vendredi 10 juillet à Nyon, en Suisse, les potentielles affiches du "Final 8", le tournoi inédit organisé, du 12 au 23 août à Lisbonne au Portugal, pour mettre un point final à cette édition 2020. Un tirage que le PSG et l'OL ont vécu de façon diamétralement opposées. Si Paulo Sousa, qui a tiré les boules, a eu la main lourde avec Lyon, qui doit encore valider son billet pour les quarts face à la Juve (1-0 à l'aller), Paris pourrait bien avoir à le remercier à la fin de l'été. 

Absent des quarts depuis quatre ans, le PSG a été plutôt épargné. Cette fois-ci, ni Barça ni Real. Le club de la capitale se retrouve dans une partie de tableau où aucun club n'a mis la C1 à son palmarès. Mais ce ne sera pas si simple pour autant. Pour espérer rallier les demies, où en cas de qualification ils affronteront soit la surprise Leipzig soit l'Atlético de Madrid, qui a éliminé le tenant du titre Liverpool, les Parisiens devront sortir l'Atalanta Bergame, actuel 3e de Serie A qui participe à sa première Ligue des champions. "C'est (un tirage) compliqué", a assuré l'entraîneur parisien Thomas Tuchel au micro de PSG TV. "L'Atalanta est une équipe qui attaque, qui attaque, qui marque beaucoup de buts et est une équipe offensive. On va se préparer. Il y a encore beaucoup de semaines pour se préparer. C'est bien qu'on sache, ça commence maintenant. Il y a de l'excitation."

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De l'excitation, c'est sûr il y en aura. Après avoir brisé la malédiction des huitièmes de finale, en sortant le Borussia Dortmund dans un Parc des Princes à huis clos juste avant la coupure mi-mars, le PSG a là l'occasion de "rêver plus grand". Gare toutefois à ne pas jouer le match avant dans sa tête. Affronter l'Atalanta ne sera pas une partie de plaisir. Pire défense de la Ligue des champions (16 buts encaissés), les joueurs de Gian Piero Gasperini n'en demeurent pas moins une équipe irrésistible. 

Reconnue pour la qualité de son football, joueuse et tournée vers le but adverse (meilleure attaque d'Italie avec 85 buts inscrits, loin devant la Lazio et la Juve, avec 67 et 65 buts marqués), "La Dea" est avant toute un collectif. Un collectif qui n'affichera aucun complexe face au PSG et ses stars. "Nous parlons d'une équipe très forte. Mais cela ne nous empêchera pas de jouer avec une grande détermination, on va jouer notre chance à fond", a prévenu le président Antonio Percassi. "Pour nous, ce sera comme aller à l'école. On s'attend à un match mémorable qui rentrera dans l'histoire du club pour écrire une autre belle page." Avec l'ambition d'empêcher Paris d'accéder au dernier carré, qui lui semble promis pour la première fois depuis 1995.

Du lourd jusqu'au bout pour Lyon

Pour Lyon, ce sera une autre toute histoire pour arriver jusqu'aux portes de la finale. Le club de Jean-Michel Aulas, qui devra d'abord finir le travail contre la Juventus début août pour participer au "Final 8" de Lisbonne, a vu ses craintes d'avant-tirage se confirmer. Car, si exploit à Turin il y a, les protégés de Rudi Garcia auront fort à faire dans la capitale lisboète. Les Gones défieront le vainqueur du duel entre Manchester City et le Real Madrid pour une place dans le dernier carré. Deux morceaux de choix. Dans cette confrontation, les Citizens sont en ballottage favorable après s'être imposés à Santiago-Bernabeu (2-1, à l'aller). Mais le Real Madrid de Zidane, qui pourrait fêter son titre en Liga dès lundi, n'a pas encore rendu les armes. Et Karim Benzema, étincelant depuis de longues semaines, ne manquera pas l'occasion de retrouver son club formateur.

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La suite des réjouissances n'est guère plus à l'avantage de l'OL. Si les Lyonnais parviennent, par miracle, à sortir en un seul morceau de ce parcours du combattant, ils retrouveront Naples, Barcelone (leur bourreau de l'an passé), Chelsea ou le Bayern Munich en demi-finale. Un parcours semé d'embûches sur lequel l'OL devra avancer pas à pas. "L'espoir demeure toujours présent", a positivé Juninho, le directeur sportif des Gones. Et au football, comme ailleurs, c'est l'espoir qui fait vivre. 

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