PSG-Bayern Munich : ce n'était que l'ombre de Neymar

PSG-Bayern Munich : ce n'était que l'ombre de Neymar

OCCASION RATÉE - Excellent pendant le "Final 8", Neymar est passé au travers de sa finale, perdue face au Bayern (1-0) dimanche soir. Un crève-cœur pour le Brésilien qui espérait marquer l'histoire.

Ce devait être son grand soir. Le soir où il allait mener le PSG sur le toit de l'Europe. On attendait son explosion de joie sur les coups de 23h, après avoir porté sur ses épaules les espoirs parisiens tout au long de ce "Final 8", organisé à Lisbonne. On l'imaginait soulever la "Coupe aux grandes oreilles", sa deuxième après celle remportée en 2015 avec le Barça. Mais rien ne s'est déroulé comme il l'avait prévu. Dimanche soir, "Ney" est passé totalement à côté de sa finale, perdue face au Bayern Munich (1-0). 

Au coup de sifflet final, le Brésilien a fondu en larmes sur la pelouse de l'Estadio da Luz, conscient de pas avoir été à la hauteur des attentes placées en lui. L'ancien Barcelonais, affecté physiquement et mentalement par ce résultat, a d'abord été consolé par David Alaba et Hans-Dieter Flick puis une partie du staff bavarois. Puis il est parti s'isoler pendant de longues minutes sur le banc de touche, les yeux rougis par l'émotion. Appelé sur le podium pour récupérer sa médaille, "Ney", en pleurs, a reçu des accolades chaleureuses et les paroles réconfortantes de son président Nasser Al-Khelaïfi et de son entraîneur Thomas Tuchel. Au moment de redescendre de l'estrade, le regard embué, il s'est arrêté un bref instant devant le trophée, le caressant du coin de l'œil, avant d'essuyer une dernière larme. 

Toute l'info sur

Le parcours du PSG en Ligue des champions

"Ney" décisif... mais muet à Lisbonne

Car, à Lisbonne, Neymar a touché son rêve du doigt, lui qui aura vécu une saison hors du commun. Conspué après son vrai-faux départ au Barça l'été dernier, il a retourné la situation en sa faveur, en enchaînant des prestations toujours plus abouties. Buteur à l'aller et au retour contre Dortmund (1-2, 2-0) en huitièmes, il a largement contribué au parcours historique des Rouge et Bleu en C1. Et l'interruption de la saison n'a pas eu d'incidence sur ses performances avec le maillot parisien. À Lisbonne, il a marqué le "Final 8" de son empreinte, affichant un sourire permanent et une rage de vaincre de tous les instants. Maître à jouer face à l'Atalanta (2-1) en quarts puis contre Leipzig (3-0) en demies, menant Paris à sa première finale de Ligue des champions, il s'est éteint au plus mauvais moment pour le PSG, en finale face au Bayern. Peut-être émoussé par l'enchaînement de trois matches en dix jours. 

Lire aussi

Ses rares percées (24e, 42e) sont restées vaines. Et, comme en quarts et en demies, il n'a pas trouvé le chemin des filets. Il est allé buter sur Manuel Neuer (18e), qui a réussi une double parade, portant la série du Brésilien dans la compétition à 14 tirs consécutifs sans but. Dans le jeu, le Paulista n'a pas non plus été aussi influent qu'il a pu l'être jusqu'à la finale. Le numéro 10 parisien a perdu 47% de ses ballons touchés. Nerveux en fin de match, récoltant un carton jaune (80e), il a cru en sa bonne étoile en délivrant dans le temps additionnel un ultime centre pour Choupo-Moting... que ce dernier n'a pu concrétiser.

On a tout essayé, on s'est battu jusqu'au bout- Neymar, attaquant du PSG

En deçà de son niveau réel, Neymar n'a pas pu compter sur Angel Di Maria et Kylian Mbappé, pas plus en réussite. Effacé dans le jeu, "El Fideo" n'apas enchaîné après sa démonstration contre Leipzig. Quant à "Kyky", remis sur pied en un temps record après sa blessure en finale de la Coupe de France, il n'a pas été assez tueur lorsqu'il en a eu l'occasion... ou plutôt les occasions. "Il ne faut pas tout mettre sur leur dos, on est une équipe, tout le monde a essayé de faire de son mieux", a clarifié Marquinhos au micro de RMC Sport après le match. "Tout le monde peut faire un peu mieux mais ce n'est pas la faute de nos attaquants parce qu'ils n'ont pas marqué. On est une équipe, tout le monde a des responsabilités."

Des responsabilités que "Ney" ne compte pas fuir. "Perdre fait partie du sport. On a tout essayé, on s'est battu jusqu'au bout. Merci pour le soutien et l'affection", a-t-il tweeté à l'attention des supporters parisiens avant d'ajouter fair-play un "Félicitations au Bayern". À Lisbonne, le rêve du PSG s'est brisé. Celui de Neymar avec. Le Brésilien, comme ses partenaires, aura besoin de temps pour digérer.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

Déconfinement : les pistes du gouvernement

EN DIRECT - Covid-19 : 30.472 personnes hospitalisées, 5914 patients en réanimation

VIDÉO - La directrice de la pharmacovigilance danoise s'évanouit en pleine conférence de presse

Résistance au vaccin, circulation en France, létalité : 3 choses à savoir sur le variant brésilien

100.000 morts du Covid en France : quel est le profil des victimes ?

Lire et commenter