Galatasaray-PSG : Steven Nzonzi, titi parisien frustré, retrouve le club de son enfance

Football

FOOTBALL – Champion du monde en 2018, Steven Nzonzi n’a ensuite plus vu les Bleus pendant un an. Jusqu’à sa signature, cet été, à Galatasaray. Club turc avec lequel il affronte, ce mardi soir en Ligue des champions, le PSG, l’équipe qu’il a tant rêvé de rejoindre.

En football, il y a, sur le terrain, les appels de balle et, en dehors, les appels du pied. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Steven Nzonzi, avant de rallier Galatasaray cet été (prêté par l'AS Rome), n’y est pas allé de main morte pour faire comprendre au PSG son envie de le rejoindre. La dernière fois en mars 2018, sur Canal+ : "Ce serait sympa de jouer à Paris. Ils ont une très belle équipe et puis j’aimerais jouer en Ligue 1." Ironie du destin : le milieu champion du monde affronte précisément, ce mardi soir, avec son nouveau club turc en Ligue des champions, cette "très belle équipe".

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Tandis qu’il perdait peu à peu son statut de titulaire à Rome, le volonté de Steven Nzonzi de signer à Paris devait, dans son esprit, purger une double frustration. D’abord celle d’avoir quitté la France très tôt, passant d’Amiens (alors en Ligue 2) à Blackburn en 2009, à l’âge de 21 ans, sans jamais avoir évolué dans l’élite du football tricolore, c'est-à-dire en Ligue 1. Ensuite, surtout, celle de n’avoir jamais pu jouer auprès des siens, qui résident encore là où il a grandi, à Colombes (Hauts-de-Seine).

Je suis parisien. Et comme tout Parisien, j’aurais adoré jouer pour l’équipe de ma ville natale. - Steven Nzonzi

"Je suis parisien, clame-t-il en effet. Et comme tout Parisien, j’aurais adoré jouer pour l’équipe de ma ville natale. Ça aurait été une bonne chose, mais voilà, ça ne s'est pas fait." Selon des sources concordantes, le PSG s’est encore sérieusement penché sur le cas du Français cet été, mais a finalement jeté son dévolu sur Idrissa Gueye, option prioritaire de Thomas Tuchel. 

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Une déception pour l’intéressé ? Pas tant que cela, quand on a trente ans, dont douze au plus haut haut niveau, derrière soi. "Enfant, j’étais à fond Paris, Paris, Paris... Mais quand tu grandis, et surtout que tu fais du football ton métier, tu vois les choses différemment", admet-il ainsi. Un fatalisme, teinté de lucidité sur la condition incertaine du footballeur, qui trouve, justement, sa source dans sa tentative avortée d’intégrer le centre de formation du club dont il est un fervent supporter.

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"Quand on est jeune, il y a beaucoup de souffrance. Les deux saisons après le PSG ont été très difficiles pour moi. Je m’étais retrouvé à Lisieux, en Basse-Normandie. J’avais quitté la région parisienne, où j’avais passé toute ma vie. (...) On peut prendre comme une bénédiction d’avoir galéré pendant toutes ces années. Ça allume la flamme en toi pour montrer à toutes ces personnes qu’elles ont peut-être eu tort", rembobinait-il dans L’Équipe en 2016. Soit deux ans avant que Didier Deschamps ne le fasse entrer en jeu au début de la seconde période de la finale de la Coupe du monde contre la Croatie (4-2). Un destin qu’il n’échangerait sans doute pour rien au monde aujourd’hui.

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