Ligue des champions : le PSG et les 8es de finale, des histoires qui finissent mal, en général

Ligue des champions : le PSG et les 8es de finale, des histoires qui finissent mal, en général
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FOOTBALL - Alors que le PSG doit, mercredi 11 mars, renverser Dortmund, vainqueur 2-1 de la première manche, pour accéder enfin aux quarts de finale de la Ligue des champions, retour sur les désillusions parisiennes des dernières années, à ce même stade de la compétition.

Leonardo, le directeur sportif du PSG, revenu aux affaires cet été après un exil de six ans, avait, il y a quelques mois, évoqué des "fantômes". Ceux qui hantent le club parisien depuis trois ans qu'il ne parvient plus à franchir le cap des 8es de finale de la Ligue des champions, alors que ses propriétaires dépensent sans compter depuis bientôt une décennie dans le but précis de le le voir aller au bout de la compétition-reine. Le spectre, du reste, plane encore en ce merdredi 11 mars, soir d'un 8e retour face à Dortmund, où la poisse semble s'être une nouvelle fois abattue sur lui de manière surnaturelle à ce moment crucial.

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Ironiquement, lors de son premier passage à la direction sportive du PSG, de 2011 à 2013, le Brésilien, qui incarne mieux que quiconque le PSG version Qatar, avait affaire à une autre malédiction, celle des quarts de finale, sur lesquels son équipe butait alors irrémédiablement. Mais depuis 2017, c'est un tour plus tôt qu'elle doit systématiquement ranger ses ambitions au placard et affronter les railleries durant de longs mois. Signe d'une régression. Et d'un traumatisme.

Le "meilleur souvenir" de Neymar

Ce dernier est facile à dater : c'était un 8 mars, il y a donc quasiment trois ans jour pour jour. Sur la pelouse du Camp Nou de Barcelone, Paris, vainqueur 4-0 du match aller, a déjoué toutes les statistiques existantes en s'inclinant 6-1 dans les derniers instants, après avoir pourtant réduit le score par Cavani à la 62e minute. Ironiquement, son bourreau du soir se nommait Neymar, auteur d'un doublé aux 89e et 91e, et il a confié cet été qu'il s'agissait de son "meilleur souvenir" sur un terrain...

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L'été suivant, le Brésilien avait pourtant quitté le Barça pour le PSG. Et, la vie ne manquant pas d'humour, il a fini par personnifier les crispations poissardes de son nouveau club en se blessant deux années de suite pile au moment des 8es, contractant d'ailleurs deux fois la même blessure. Du jamais-vu, nulle part. En 2018, c'était à Madrid, face au Real, à l'aller, que l'équipe avait sombré, concédant deux buts à la fin d'une rencontre qu'elle avait largement dominé. Avant une manche retour sans saveur.

C'est de notre faute. L'histoire du PSG, c'est le Barça, le Real, Manchester United... Pour moi, c'est clair depuis un an que ce serait le même contexte cette année. Ça ne rend pas les choses faciles.- Thomas Tuchel, l'entraîneur du PSG, le 11 février

En 2019, ce fut pire encore. Une victoire pleine de panache sur la pelouse de Manchester United à l'aller (0-2). Un adversaire aux abois, privé de dix joueurs sur blessures ou suspensions, la plupart titulaires. Au retour, une toile de Gianluigi Buffon, recruté pour diffuser confiance et expérience à ses partenaires (il est reparti depuis). Une main de Presnel Kimpembe, celui-là même qui avait écoeuré Lionel Messi le soir du 4-0 en 2017, dans les arrêts de jeu de la seconde période, synonyme de penalty, puis d'élimination. Une invraisemblable défaite 1-3. Et Neymar qui insulte l'arbitre sur Instagram pour couronner le tout.

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C'est dans ce contexte, pour le moins pressurisant, que le PSG affronte Dortmund ce mercredi 11 mars. Avec la peur de gâcher encore piteusement ses chances. Sans son public pour le soutenir cette fois, coronavirus oblige. Sans un Thomas Meunier qui ignorait, à l'aller, qu'un carton jaune le suspendrait pour le retour. Sans un Kylian Mbappé en forme, la faute à une angine qui lui est tombé dessus deux jours avant le match. Entre autres tuiles. Ces dernières, cependant, pourraient finalement être une chance. Car, ces trois dernières années, Paris s'était écroulé alors que chacun, ou presque, le voyait gagnant. Cette année, c'est désormais complètement l'inverse. Si ça trouve, même les fantômes auront peur d'une telle poisse.

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