Le PSG et l'OL en demies de la Ligue des champions : pourquoi le foot français peut avoir le sourire

Les Lyonnais fêtent leur qualification en demies après leur exploit contre Manchester City.
Football

SUCCÈS - Après le PSG mercredi, Lyon a décroché samedi son billet pour les demi-finales de la Ligue des champions. De quoi donner un baume au cœur du football français, en attendant peut-être encore mieux.

Le football français vit un été historique. Reims, Saint-Étienne, Nantes, Bordeaux, Marseille, Paris, Lyon, Monaco... Dans l'histoire passée et récente, ces clubs battant pavillon tricolore ont, tour à tour, réussi à se hisser en demi-finale de la C1. Mais jamais deux équipes issues du championnat de France n'avaient atteint le dernier carré de la compétition la même année. Or, avec la folle qualification du PSG, mercredi face à l'Atalanta Bergame (2-1), puis l'exploit de Lyon, samedi contre Manchester City (3-1), c'est désormais chose faite. Pour la première fois, la France aura deux chances sur quatre de voir la finale.

Une jolie revanche pour le foot tricolore, souvent décrié à l'étranger pour son niveau. Depuis l'avènement du PSG version qatarie, la Ligue 1 est affublée, sur les réseaux sociaux et même ailleurs, du surnom méprisant de "Farmer's League". Aux yeux de ses voisins européens, notamment de l'Angleterre qui lui a attribué ce mauvais sobriquet, le championnat français, faute de concurrence en raison de l'hégémonie du club parisien, n'est qu'une "Ligue des fermiers". Comprenez par là qu'elle n'a pour seul intérêt de "cultiver" des jeunes joueurs, destinés à être "cueillis" par des équipes étrangères. Ce sur quoi Kylian Mbappé n'a pas manqué d'ironiser, après la qualification de l'OL, en tweetant "FARMERS LEAGUE" avec un émoji tête de clown. 

Un "bond" à l'indice UEFA

Au-delà d'en boucher un coin à ses détracteurs, le football français dans son ensemble a de quoi se réjouir des performances du PSG et l'OL en Ligue des champions. "Cela nous fait du bien", a reconnu Noël Le Graët, le président de la FFF, dans un entretien au Parisien ce dimanche 16 août. "C'est aussi une très bonne chose pour notre indice UEFA. Ces résultats vont nous faire bondir au classement." Dans les faits, ce n'est pas tout à fait vrai. Actuellement cinquième à l'indice UEFA, la France va s'offrir au mieux un bon bol d'air. Car si l'Italie, quatrième, est bien trop loin pour être reprise, derrière le Portugal (6e) et la Russie (7e) vont perdre du terrain, puisqu'ils n'ont plus de clubs engagés en Coupes d'Europe depuis la fin de l'hiver.

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Mais, fort de ses résultats, le foot tricolore va pouvoir faire valoir ce que de droit. Dans la nuit suivant la qualification de Lyon, Le président Jean-Michel Aulas est monté au front pour défendre l'intérêt de la Ligue 1. "C'est une revanche pour le football français qui mérite quatre qualifiés en Ligue des champions et deux en Ligue Europa", a-t-il tweeté. "C'est mon prochain combat, uni avec Nasser (Al-Khelaïfi, le président du PSG)." La dernière réforme de la Ligue des champions, mise en place lors de la saison 2018-2019, a fortement lésé les clubs français. Si quatre places en C1 sont accordées à l'Allemagne, l'Angleterre, l'Espagne et l'Italie, la France, elle, n'en a seulement que trois, dont une qui implique de disputer des tours préliminaires.

De l'argent qui est plus que bienvenu

En se qualifiant pour les demies de la C1, pour la deuxième fois de leur histoire (après 1995 pour Paris et 2010 pour Lyon), les deux clubs français se sont aussi assurés un confortable matelas financier. De l'argent frais qui est plus que bienvenu alors que la crise du Covid-19 a fait fortement émoussé les clubs. Le compte Twitter SwissRamble, qui fait référence dans l'économie du football, avait déjà délivré des premières estimations de gains par équipe à l'issue des huitièmes de finale. 

Avant son quart contre l'Atalanta, le PSG était le club qui avait le plus rempli ses caisses. Son gain, estimé à 106 millions d'euros, se découpait ainsi : 15,25 millions d'euros de prime de participation, 35,7 millions de primes de performance, 28,8 millions d'euros pour le coefficient UEFA calculé sur 10 ans et 26,2 millions d'euros pour les droits télévisés. La qualification en demi-finale acquise, le club parisien a ajouté 12 millions d'euros à sa cagnotte, auxquels s'additionnent 2,7 millions pour la victoire 2-1. C'est donc plus de 120 millions d'euros que Paris a déjà amassés, environ 40 de plus que la saison passée. 

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Dans le même temps, l'OL a aussi engrangé du cash. Outre la prime de participation, que reçoit chacune des 32 équipes en lice, les Gones ont encaissé 27,7 millions de primes de performance, 17,7 millions d'euros pour le coefficient UEFA et 15,8 millions de droits TV. Avant son exploit contre Manchester City, 76,5 millions d'euros étaient venus garnir leur compte en banque. Comme pour Paris, la qualification, à elle seule, a rapporté 14,7 millions d'euros supplémentaires. Soit plus de 91 millions d'euros récupérés au total. Et, en cas de finale, voire de sacre, l'argent devrait continuer de couler à flot. 

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