PSG - Real Madrid : comment se porte l’équipe de Zinedine Zidane avant le choc ?

Football

LIGUE DES CHAMPIONS – Le PSG reçoit rien de moins que le Real Madrid pour son entrée en lice dans la compétition-reine du football de clubs, mercredi 18 septembre au soir. Mais le club merengue figure-t-il toujours un épouvantail aux yeux des Parisiens ? Le doute est permis.

Du point de vue français, employer l’expression "le grand Real Madrid" relève du pléonasme. Quand l’ensemble de notre football ne peut se prévaloir que d’une seule Ligue des champions (remportée par l’OM en 1993), la Maison blanche en cumule la bagatelle de 13 (record absolu), dont quatre sur les six dernières éditions. Le PSG version Qatar, lui, s’est heurté trois ans de suite au stade des quarts de finale, puis à celui des 8es de finale ces trois dernières saisons. Ce qui suffit à résumer le gouffre qui a toujours séparé et continue de séparer les deux équipes, opposées l’une à l’autre, mercredi 18 septembre au Parc des Princes, en ouverture de la compétition-reine du football de clubs 2019-20.

Il n’empêche : contrairement à celui du printemps 2017, date de leur dernier affrontement (le Real avait alors éliminé Paris en 8es de la Ligue des champions en l’emportant 3-1 à Madrid puis 1-2 au Parc), le contexte actuel n’offre pas, sur le papier, le même rapport de forces que d’habitude. D’abord parce que le PSG sort tout juste d’un haletant feuilleton Neymar. Mais surtout parce que l’équipe entraînée par Zinedine Zidane paraît bien moins souveraine qu’à l’époque. Focus, point par point, sur le pénible début de saison des Madrilènes.

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Une préparation estivale chaotique

Dès ses prémices, la saison avait fort mal commencé : sur les sept rencontres amicales disputées lors de la pré-saison, le Real s’est imposé deux fois (contre Fenerbahçe et Salzbourg), pour deux nuls (contre Arsenal et la Roma) et trois défaites (contre le Bayern Munich, l’Atlético de Madrid et Tottenham). Une de ces défaites a particulièrement attiré l’attention : celle face aux voisins de l’Atlético le 27 juillet, sur un score... de 7-3 ne pouvant apparaître comme anodin, même dans le contexte d’une préparation. "On a manqué de tout, notamment d'intensité", déplorait alors, déjà, le coach français. Qui n’était pourtant pas encore au bout de ses peines.

Je ne suis pas heureux en jouant au Real Madrid. Je suis sûr qu'il y aura beaucoup plus de turbulences, pour être honnête.- Gareth Bale la semaine dernière

Des résultats en dents de scie

Depuis l’ouverture de la Liga (le championnat d’Espagne) et donc le début des matchs officiels, ce n’est pas beaucoup mieux. Car la 3e place du classement qu’occupe actuellement le club merengue figure un trompe-l’œil. Son bilan, au bout de quatre journées ne l’ayant vu affronter aucun cador : deux victoires et deux nuls, pour six buts marqués et trois encaissés. Pour le moins mitigé. D’autant que, même en gagnant, comme samedi 14 septembre face à Levante (3-2), l’équipe affiche systématiquement des lacunes défensives inquiétantes et multiplie les sautes de concentration.

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Un Zinedine Zidane critiqué...

Qu’il paraît loin, ce 11 mars 2019 où, sous un soleil radieux, tout le peuple madrilène célébrait le retour de son magicien français sur le banc... Depuis un gros mois, les unes assassines  des deux quotidiens locaux, AS et Marca, pleuvent sans interruption. "Zidane dans un labyrinthe. Madrid, un océan de doutes", titrait ainsi AS le jour du coup d’envoi de la Liga. Et c’est peu dire que les médias ne l’ont pas épargné depuis, pointant ses changements tactiques incessants et des choix trop défensifs pour le standing du Real. Entre autres amabilités.

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... et agacé

En parallèle, il se murmure avec insistance dans les couloirs de la Maison blanche que le technicien se montre lui-même remonté... contre les choix de son président, Florentino Perez, qui n’est pas parvenu à lui livrer l’effectif qu’il aurait voulu à l’issue du mercato. Paul Pogba n’est pas venu, Keylor Navas est parti, Gareth Bale est resté... Le cas du Gallois illustre d’ailleurs en soi la crispation semblant régner en interne.

"Le club travaille sur son départ. Espérons que cela arrive bientôt", avait déclaré le coach le 21 juillet concernant son attaquant... avant d’affirmer, trois semaines et un départ avorté vers la Chine plus tard, "compter sur lui" et être "content de l’avoir"... Quant à l’intéressé, il a frontalement indiqué, la semaine dernière en marge d’un rassemblement de sa sélection : "Je ne suis pas heureux en jouant au Real Madrid. Je suis sûr qu'il y aura beaucoup plus de turbulences, pour être honnête."

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Une équipe très diminuée

Comme si tout cela ne suffisait pas, le Real Madrid se présente à Paris privé de plusieurs joueurs, et non des moindres : son capitaine Sergio Ramos, son habituelle doublure en défense centrale Nacho, son vice-capitaine Marcelo, ainsi que ses milieux Luka Modric, Isco, Marco Asensio et Federico Valverde, tous blessés ! En outre, Eden Hazard et James Rodriguez, convoqués dans le groupe pour ce déplacement, reviennent à peine de blessure et ne seront donc pas à 100%. Comme Éder Militão et Casemiro, appelés à suppléer les absences en défense centrale et au milieu, mais "exténués" (on cite Zinedine Zidane) après leur récent périple en Amérique du Sud pour rallier leur sélection... 

L’adage dit qu’un grand club ne meurt jamais. Mercredi soir apparaît comme l’occasion idéale de le vérifier.

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