Ligue Europa : Lyon coule à pic, Saint-Étienne sauvé par Ruffier

Ligue Europa : Lyon coule à pic, Saint-Étienne sauvé par Ruffier
Football

BARRAGE RETOUR - Malgré sa victoire (0-1) sur la pelouse de l'Astra Giurgiu, l'Olympique lyonnais, à cause du but encaissé à Gerland à l'aller, doit renoncer à sa 18e saison consécutive sur la scène européenne. Tandis que les Verts sont, eux, au moins parvenus à arracher une séance de tirs au but où leur gardien a fait la différence, face à Karabükspor.

Il craignait, le matin même, que ses hommes "passent pour des blaireaux". Une piteuse élimination en barrage de la Ligue Europa plus tard, le président lyonnais Jean-Michel Aulas roulait pourtant presque des mécaniques, lâchant via Twitter : "Les blessés et un manque de réussite... Cinq occasions franches avec une bonne possession de balle... Et un avenir serein si on tient le cap." Les excuses sont le lot des perdants. Et la réalité, c'est que, malgré sa victoire (0-1) en Roumanie contre l'Astra Giurgiu, l'OL, défait (1-2) à domicile à l'aller, dit déjà au revoir à l'Europe.

Les hommes de Fournier avaient pourtant concrétisé leur domination en début de match en ouvrant le score grâce à un pointu de Ferri, à la 23e minute. Mais le même trouvera le poteau à la 84e et, entre temps, il n'y a pas eu grand-chose. Une tête de Koné repoussé du bout des doigts par le portier adverse à la 28e et une frappe manquée, pour avoir trop ouvert son pied à la 79e, de Njie, mais c'est tout. Aigri, le patron du club lyonnais aura fini par charger le pauvre Gaël Danic, "le seul qui (l)' a déçu"... Preuve que, définitivement, Lyon n'est pas un grand club...

Les Verts sauvent les meubles

Il a donc fallu regarder ailleurs, à Saint-Étienne, pour trouver la trace d'un élan d'espoir. Mais il a mis un temps fou à se dessiner, malgré une ouverture du score précoce de Monnet-Paquet (13e) puis une intense domination jusqu'au bout de la prolongation... C'est alors que la séance de tirs au but viré à la tragédie que Ruffier a sorti deux énormes arrêts pour renverser la table et offrir aux siens une qualification en forme d'immense "ouf" de soulagement. "On travaille dur depuis cinq ans pour vivre ces moments-là, commentait, à chaud et des larmes dans la voix, le coach stéphanois Christophe Galtier Ce public mérite trois matches de Coupe d'Europe de plus. Il fallait aussi être là pour l'indice UEFA... C'est magique. On va essayer de grandir dans cette compétition-là. On ne lâchera rien."

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