Lille-Paris (0-1) : le PSG en mode gestion

Lille-Paris (0-1) : le PSG en mode gestion

DirectLCI
COUPE DE LA LIGUE - Le PSG, vainqueur (0-1) à Lille ce mardi soir en demi-finale, a gagné le droit d'aller défendre son titre le 11 avril au Stade de France. Solide mais peu enthousiasmante, l'équipe de Laurent Blanc semble s'être habituée à se contenter du strict minimum.

On avait bien perçu comme l'amorce d'un renouveau parisien. Mais, malgré les cinq victoires lors des cinq derniers matches, on n'était pas vraiment sûrs. Aujourd'hui, on sait. Arracher un résultat au forceps est devenu la marque de fabrique de ce PSG version 2015. On n'ira pas jusqu'à parler d'identité de jeu, plutôt d'une forme de pragmatisme de fortune. Quoi qu'il en soit, la qualification pour la finale de la Coupe de la Ligue décrochée ce mardi soir à Lille par les hommes de Laurent Blanc est venue valider les progrès récemment constatés. Ce n'est plus le "Grand Paris" plein de panache de la saison passée, c'est un petit Paris qui a réappris à gagner.

Face à des Lillois regroupés dans leur camp, en dépit du soutien de leurs 42 000 supporters, le club de la capitale a pu imprimer son rythme assez tranquillement. Durant le premier quart d'heure, on l'a vu presser et récupérer le ballon très haut avant de déferler par vagues sur le but d'Enyeama. Jusqu'à logiquement trouver l'ouverture. À la 27e minute, Cavani, décalé en pleine surface adverse par Lucas, glisse lamentablement, se relève, rate son centre pour Ibrahimovic et voit Maxwell reprendre opportunément cette offrande involontaire d'une frappe aussi lourde qu'imparable.

EN SAVOIR +
>> Après PSG-Lille, Ibra aux journalistes : "Zlatan is the boss" >> Le coup de canon de Maxwell
>> Revivez le match dans les conditions du direct, mieux qu'à la téloche

Matuidi : "On n'a pas été mis en danger et c'est le plus important"

C'est à partir de ce moment que le PSG se muera en froid gestionnaire, se contentant de faire tourner le ballon en espérant une erreur du LOSC. Lequel tentera de faire illusion en multipliant les fautes. En vain. "C'est toujours difficile de venir jouer ici. C'est une équipe qui ferme les espaces. Mais elle ne nous a pas mis en danger et c'est le plus important", analyse Blaise Matuidi juste avant de rentrer aux vestiaires.

Son homologue lillois Idrissa Gueye exhortera bien les siens au moment de revenir sur le pré, lâchant : "On n'a plus rien à perdre alors maintenant il faut y aller ! À nous de nous réveiller !" Un vœu pieux : à la fin de la rencontre, les Dogues ne se seront toujours pas procuré la moindre occasion. Cela s'explique autant par leur manque d'inspiration que par la solidité parisienne, incarnée par les innombrables retours défensifs de Cavani. Ce match fut, en quelque sorte, une ode à la discipline. Pour l'esthétisme, on repassera.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter