Thomas Tuchel explique pourquoi le PSG n’est pas (encore) un des favoris de la Ligue des champions

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FOOTBALL – À la veille du déplacement du PSG à Liverpool mardi (21h), en ouverture de la Ligue des champions, l’entraîneur Thomas Tuchel affirme que son club "doit changer de mentalité" pour triompher.

Le Qatar s’était donné cinq ans pour atteindre son Graal, son objectif ultime, son obsession, ce qui l’a poussé à investir des centaines de millions d’euros dans l’achat de stars internationales : la victoire finale en Ligue des champions. Sept ans sont passés depuis le rachat du PSG, et le bilan devient embarrassant : après quatre éliminations de rang en quarts de finale, voilà maintenant deux ans que Paris bute en 8es de finale. La nouvelle campagne européenne, qui débute mardi soir par un périlleux déplacement à Liverpool, finaliste malheureux de la dernière édition, sera-t-elle la bonne ?

Si on ne se focalise pas trop sur ces grands matchs à venir en février, peut-être qu’on peut mieux les aborder.Thomas Tuchel

Au mois de février dernier, avant la double confrontation avec le Real Madrid qui sera fatale à l’entraîneur Unai Emery, Edinson Cavani, dans un entretien à Marca, tentait ainsi de calmer le jeu : "Moi, je crois qu’il n’est pas nécessaire qu’un club comme le PSG, qui est en pleine croissance, ait l’obligation de gagner à tout prix la Ligue des champions, malgré ses recrues. Je crois qu’il y a toute une histoire, un mythe, qui s’est créé autour de la Ligue des champions. Evidemment, c’est la plus belle des compétitions mais ce mythe de la Ligue des champions génère beaucoup d’anxiété chez les supporters ou les joueurs qui arrivent à Paris." Il était alors bien seul, au sein du club, à tenir un tel discours.

Il ne l’est plus, désormais : Thomas Tuchel, le successeur d’Emery sur le banc parisien, l’a rejoint dans cette démarche de dédramatisation. "Tellement de choses peuvent arriver dans une Ligue des champions, ce n’est pas une compétition seulement tactique, c’est plus une compétition de générations. Le Real a une génération qui sait comment résister à la pression des grands matchs. Pour moi, il faut inverser les choses : si on travaille bien chaque jour, si on vit bien en tant que groupe, nous devrions être prêts pour les grands matchs. Et si on ne se focalise pas trop sur ces grands matchs à venir en février, peut-être qu’on peut mieux les aborder", dit-il à L’Équipe ce lundi.

Au passage, l'entraîneur allemand cible aussi les manques du PSG pour passer un cap dans la compétition-reine du football de clubs : "La saison passée, tu sentais que le PSG n’était pas totalement convaincu qu’il pouvait le faire, au contraire des joueurs du Real. (…) En foot, et pour moi c’est le plus dur, on doit comprendre que parfois les choses ne s’expliquent pas. Elles se passent. Un jour, tu as ta grande victoire qui te permet d’avoir un élan. Il faut être conscient que ce moment n’est pas loin et ne pas le rater. Le Real nous a montré comment faire. C’est très, très important d’avoir l’expérience de ce genre d’événements pour pouvoir le faire. Et le PSG manque de cela, c’est clair."

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