L'OM renoue avec la victoire, pas avec son public

L'OM renoue avec la victoire, pas avec son public

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FOOTBALL – Vainqueur d'Ajaccio à domicile, vendredi, en ouverture de la 32e journée de championnat, l'OM retrouve le chemin de la victoire (3-1). Pas celui de ses supporters qui ont fait vivre un enfer à la formation de José Anigo.

Alors que tous ses collègues sont rentrés aux vestiaires, à la pause, André Ayew s'arrête au micro de BeIN Sports et assène : "Nous sommes des hommes, on va faire le job, malgré tout". Le job c'est de l'emporter face à la lanterne rouge du championnat (3-1), Ajaccio. Ce sera fait 45 minutes plus tard, grâce à un triplé du Ghanéen.

Un premier but dès la 4e minute, avec un petit lob en bout de course sur Memo Ochoa. Puis d'une tête claquée dans la lucarne du portier mexicain (60e). Enfin, le frère de Jordan surgira sur un centre au premier poteau de Dja Djédjé (76e). Un but de Tallo, entaché d'un hors-jeu (61e) ne relancera pas les Corses. Et l'OM de stopper sa série de cinq matches sans victoire en Ligue 1.

Sifflets pour les joueurs, insultes pour José Anigo

Mais si Ayew a conclu son interview de mi-temps d'un "malgré tout" c'est en référence à l'ambiance plus qu'électrique du Vélodrome. Si les joueurs voulaient oublier leur mauvaise série pour repartir de l'avant, les supporters ont gardé en mémoire les dernières (piètres) performances des leurs.

C'est d'abord avec des banderoles telles que : "Aujourd'hui on est venu comme vous, pour rien faire" que les fans de l'OM ont signifié leur grève des encouragements. Rapidement, le silence a laissé place aux insultes, aux invectives voire aux cris de rage qui se sont déversés depuis les tribunes.

L'Europe toujours dans le viseur

Les joueurs se sont fait siffler chacun à leur tour, la direction dans son ensemble a été appelée à démissionner quand ce n'était pas plus vulgaire... Même José Anigo, qui a plutôt les tribunes dans sa poche, a été pris à partie. Tout au long de la partie, il ne quittera jamais un sourire qui sonnait faux.

L'ambiance a bien entendu pesé sur les joueurs. Ayew y a puisé sa motivation, d'autres ont perdu pied, manquant passes et contrôles. Tant et si bien que c'est Ajaccio, lanterne rouge à trois victoires au compteur depuis le début de la saison, qui a fait le jeu. D'autres, enfin affichaient clairement leur désarroi sur leur visage et ont peut-être rompu avec le public, et le club ce vendredi soir. Pour tous, public, joueurs comme dirigeants, il est temps que la saison se termine. Même si l'OM peut toujours accrocher une place d'européen. Elle serait inespérée au vu des circonstances.

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