Lyon, les raisons du fiasco

Lyon, les raisons du fiasco

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FOOTBALL - C'est par la toute petite porte que l'Olympique lyonnais a quitté la Coupe d'Europe, mardi soir, battu à domicile par les Belges de La Gantoise (1-2). Pourtant, les vice-champions de France s'étaient préparés pour aller plus loin. Mais les lacunes étaient trop criantes.

Une attaque inefficace
Meilleur buteur de Ligue 1 la saison dernière avec 33 buts, Alexandre Lacazette a vécu un début de saison compliqué, dans la foulée d'un été perturbé par sa prolongation de contrat. Depuis, le buteur s'est un peu repris en Championnat, avec un triplé dans le derby face aux Verts. Mais son unique but en cinq matchs symbolise son inefficacité, à l'image de ce pénalty manqué à Gand alors qu'il avait la victoire au bout du pied.
Globalement, c'est tout le secteur offensif qui a tiqué en Coupe d'Europe. Avec 3 buts en 5 matchs, Lyon est d'ailleurs l'avant-dernière attaque de la compétition, malgré les 93 tirs tentés, soit le 3e total parmi les 16 équipes à avoir joué cinq matchs, comme l'indique L'Equipe . Soit un ratio de 3,2 % de tirs convertis en buts… ''Nous avons eu quelques situations qui auraient pu nous permettre de garder le score si nous avions eu le geste juste'', déclarait Bedimo mardi soir. Un mal que Lacazette n'est pas le seul à illustrer alors que Beauvue et Valbuena ont été globalement décevants.

► Une défense à la rue
''Mon début de saison est catastrophique.'' L'aveu venait de Mapou Yanga-Mbiwa, le défenseur international français , fin octobre. Un mois plus tard, l'ancien Montpelliérain a poussé le catastrophisme encore plus loin : un but contre son camp à Nice, impliqué sur les deux buts belges mardi… Là encore, la recrue estivale n'est pas seule à blâmer dans les 9 buts encaissés en 5 matchs. Ce serait trop simple.
''Il a manqué beaucoup de choses, notamment une certaine solidité défensive'', a reconnu Hubert Fournier, l'entraîneur. Qui regrette surtout que le collectif n'ait pas répondu présent. ''Ce dont on peut être le plus déçu, c'est de ne pas être parvenu à se sublimer. Il n'y a pas eu un match au cours duquel nous avons eu ce supplément d'âme.'' Pas un match entier où le collectif des Gones a proposé un réel pressing, comme il l'a pourtant réussi en début de match mardi, jusqu'à l'ouverture du score par Ferri.

► Des blessures très préjudiciables
L'excuse serait trop grosse, alors que le club a, pour la première fois de son histoire européenne, perdu ses trois matchs à domicile. Mais les absences de Jallet, Umtiti, Gonalons ou encore Grenier, mardi soir, ont pénalisé l'équipe. Surtout, l a blessure du prodige Nabil Fékir, début septembre , a enlevé une part de magie à l'attaque rhodanienne. ''Quand c'est le PSG, qui a un effectif très dense, c'est moins gênant que pour Lyon quand il y a des blessés et des suspendus'', a souligné Jean-Michel Aulas mardi soir. Encore plus quand les remplaçants, qu'ils soient des erreurs de recrutement ou des jeunes pousses du club, ne sont pas au niveau. Et ça, le président n'y est pas pour rien.

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