Malgré la victoire contre l’OM, le public lyonnais fait encore parler de lui (en mal)

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FOOTBALL – En marge du choc des Olympiques entre Lyon et Marseille dimanche soir, plusieurs incidents ont éclaté dans les travées du Parc OL, où un tract injurieux a aussi été distribué.

Au moment d’aller célébrer son but de l’égalisation à 1-1, à la 39e minute du choc majuscule de la 6e journée de Ligue 1 entre l’OL et l’OM dimanche soir (score final : 4-2 pour Lyon), Florian Thauvin a interrompu sa course à hauteur du poteau de corner, et a semblé chercher du regard quelqu’un dans les tribunes. 


L’attaquant marseillais n’ignorait pas que les supporters de son équipe avaient été interdits de déplacement à Lyon par un arrêté préfectoral. Il s’étonnait donc alors d’entendre des acclamations dans le public se réjouissant de son but.

De nombreux supporters du club phocéen avaient donc bravé cette interdiction, et s’étaient procuré, à titre individuel, des places dans les tribunes latérales du Parc OL sans rien dire de leurs penchants marseillais. Ils ont payé cher cette audace et leurs manifestations de joie : selon plusieurs témoins, des ultras lyonnais ont profité du fait d’avoir ainsi pu les repérer pour les frapper, parfois les lyncher, puis les poursuivre jusqu’aux couloirs du stade pour les en chasser, mission ensuite accomplie par des stewards, au nom de la loi interdisant la présence de fans de l’équipe adverse en dehors d’un éventuel parcage visiteurs dédié (vide ce soir-là, donc).

L’affaire suit de près celle du salut nazi d’un supporter lyonnais mercredi soir à Manchester City, en marge de la victoire de l’OL contre City (1-2). Mais ce n’est pas tout puisque, dimanche soir, un autre dérapage d’une partie du public lyonnais est venu ajouter à l’embarras de la direction du club. Il a pris la forme d'un tract distribué par le groupe des Bad Gones dans le Virage Nord. On peut notamment y lire que "Marseille est une ville sale où règne le sida", que "la vérole sudiste" a un "accent insupportable" et des "ultras prétendument antiracistes mais plus sûrement anti-Français".

Tout à son euphorie, consécutive à la belle semaine de son équipe sur le plan sportif, le président, Jean-Michel Aulas, a néanmoins dû commenter ces événements : "Ce (dimanche) soir, il y a eu un tract distribué dans le Virage Nord que je ne cautionne absolument pas. Il y a des agissements dans notre stade actuellement qui font qu’on se retrouve à jouer un match de coupe d’Europe sous un huis-clos probable, même si nous avons fait appel. Je pense que les gens qui sont à l’origine de ces comportements déviants doivent prendre conscience de ce qu’ils font. C’est une minorité. 0,05% de nos supporters ne peuvent pas remettre en cause la qualité de l’organisation que l’on développe", a-t-il plaidé.

Y aura-t-il des sanctions ? "Concernant le tract, je me suis renseigné immédiatement. Nous ne pouvons pas porter plainte car ce tract n’est pas diffamatoire en tant que tel mais il n’a rien à faire dans une enceinte de football, a-t-il détaillé. Quant aux agissements de certains supporters (les bagarres en tribunes, ndlr), nous les déplorons. Il y avait un procureur sur place. On a fait sept interpellations en flagrant délit. Les gens qui ont été pris, qu’ils soient de Marseille ou de Lyon, seront sanctionnés sévèrement par la justice. J’espère que ce genre d’incidents disparaîtra.” 


Du côté de la justice sportive, la Ligue de football professionnel (LFP), chargée de la bonne tenue du Championnat, n’a pas réagi. Le président lyonnais envisage, lui, de faire publier "un tract de réponse".

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