Manchester City-PSG : pour Laurent Blanc, la meilleure attaque, c’est la défense

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LIGUE DES CHAMPIONS – Laurent Blanc avait eu du mal à mettre des mots sur les maux du PSG mercredi dernier face à Manchester City (2-2). Avec presque une semaine de recul, l’entraîneur a toutefois eu le temps d’établir un diagnostic et même une ordonnance en vue du quart de finale retour de ce mardi soir, à l’Etihad Stadium. Reste à savoir si ses joueurs vont apprécier le traitement.

"On dirait qu’ils s’en foutent complètement !" Mercredi dernier, dans la tribune de presse du Parc des Princes, on n’avait pas su quoi répondre à notre voisin s’exclamant ainsi au regard de la partition médiocre jouée par les Parisiens face à Manchester City (2-2), en quart de finale de la Ligue des champions, mercredi dernier. Au sortir du match, aucun des acteurs n’avait d’ailleurs pu nous livrer une véritable explication. Il aura en fait fallu attendre lundi soir et la conférence de presse de veille de match de Laurent Blanc pour se la voir fournir, l’entraîneur ayant, en outre, offert un éclairage sur la nature de son travail avant la manche retour de ce mardi soir, à l’Etihad Stadium.

Interrogé sur un possible changement de système, le Cévenol, dont le regard perçant a longtemps scruté tous les visages dans la salle, a préféré évoquer les changements tout court : "On a commis des erreurs dans la construction et, avec des lignes trop écartées, on a offert des espaces à City. On sait que les attaquants comme Agüero et De Bruyne aiment ça. On doit faire en sorte qu’ils soient moins à l’aise et étant plus compacts, plus costauds dans la réduction des espaces. On voudra encore garder le ballon mais quand on le perdra, on devra se regrouper beaucoup plus rapidement. C’est surtout dans ce domaine-là qu’on doit être plus performants qu’à l’aller."

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Un peu plus tard, Laurent Blanc a formulé ses nouvelles intentions encore plus clairement : "Regardez les autres quarts de finale. Il n’y a pas eu tant de buts que ça. Nous, on a réussi à en marquer deux et on s’est procuré en plus cinq ou six occasions franches. J’aimerais qu’on s’en procure autant mardi parce que je suis sûr qu’on arriverait encore à marquer. Ce sont les buts qu’on a encaissés qui m’énervent un petit peu, parce qu’ils ne viennent même pas d’occasions que City s’est procurées. On doit être meilleurs défensivement. Je pense que c’est l’équipe qui encaissera le moins de buts qui se qualifiera." Ce qui permet de mieux comprendre pourquoi il a expérimenté un 3-5-2 ces derniers jours à l’entraînement.

Reste que le football est d’abord l’affaire des joueurs et que c’est vers eux que l’entraîneur a dû se tourner pour tenter d'améliorer les choses. "C’était un peu une thérapie de groupe, a-t-il souri en parlant des discussions qu’il a eues avec eux. Mais, de toute façon, dès la fin du match aller, les joueurs avaient conscience qu’ils n’avaient pas fait un grand match, mais qu’ils étaient quand même passés à côté d’un meilleur résultat." Il est en tout cas désormais permis de se demander dans quelle mesure le vestiaire adhère au discours et aux derniers choix du coach. Selon nos informations, un certain pessimisme y règne depuis quelques jours.

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