Manchester United et Van Persie étaient diaboliques

Manchester United et Van Persie étaient diaboliques

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FOOTBALL - Manchester United a remonté un handicap de deux buts, mercredi, et s'est qualifié pour les quarts de finale de la Ligue des champions devant l'Olympiakos (3-0). Auteur d'un triplé, le Néerlandais Robin Van Persie a porté son équipe, si décriée depuis le début de la saison, et évité de nouvelles critiques sur son entraîneur David Moyes.

Et Old Trafford est redevenu le théâtre des rêves. Manchester United a renversé une situation jugée irrattrapable par certains, mercredi soir, en s'imposant largement face aux Grecs de l'Olympiakos (3-0). Ce succès permet aux coéquipiers de Patrice Evra de rattraper leur prestation désastreuse du match aller (défaite 2 à 0) et de se qualifier pour les quarts de finale de la Ligue des champions, un niveau qu'ils n'avaient plus atteint depuis trois ans, quand les Mancuniens s'étaient hissés jusqu'en finale.

Cette année, les Red Devils n'en sont pas encore à se projeter aussi loin. Car avant le match de ce mercredi, il était plutôt question de crise et de limogeage de l'entraîneur, David Moyes , que de titre continental. Seulement 7e et quasiment largué de la course à l'Europe en Premier League, MU ne retrouvait jamais le niveau qui était le sien l'an passé, quand Sir Alex Ferguson avait quitté le club sur un titre de champion d'Angleterre, malgré un effectif quasi inchangé.

Moyes s'offre un peu de répit

Et le talent est soudain réapparu par le pied gauche magique de Robin van Persie. Limité à un but en Ligue des champions jusqu'alors, l'avant-centre néerlandais a frappé trois fois face à l'Olympiakos : un penalty qu'il avait lui-même provoqué (23e), un plat du pied tranquille sur un centre de Rooney (45e+1) et un coup franc enroulé à merveille depuis les 20 mètres (51e). Suffisant pour sublimer une équipe qui a mis de l'intensité dès le départ mais aurait aussi pu se faire punir.

Car du talent, il en a fallu aussi à De Gea, gardien si souvent critiqué depuis son arrivée à Manchester en 2011 mais décisif sur sa double parade devant Fuster puis Dominguez, alors que son équipe ne menait que d'un but (40e). ''Les supporters ont assisté à de grandes victoires et ils en verront d'autres'', avait lancé David Moyes avant la rencontre. En quatre-vingt-dix minutes inespérées, il est passé de paria à prophète. 

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