Marcelo Bielsa : tout est de sa faute !

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FOOTBALL – Egalisé dans les derniers instants du match dimanche face à l'AS Saint-Etienne, l'Olympique de Marseille a encore laissé des points en route dans la course au titre. Si Marcelo Bielsa s'est illustré de belle manière en effectuant trois changements à l'heure de jeu, le coach de l'OM a encore reconnu qu'il avait fauté dans la gestion de sa rencontre. Ce n'est pas une première cette saison.

À chaque contre-performance de l'Olympique de Marseille en 2015, le gimmick refait surface lors de la conférence de presse de Marcelo Bielsa et cette phrase du coach de l'OM revient sans cesse : "C'est de ma faute". Si l'Argentin a le mérite de reconnaître ses torts et d'endosser la responsabilité des mauvais résultats de son équipe depuis le début de l'année, son discours d'après-match est généralement similaire lorsque ses joueurs ne parviennent à empocher les trois points. Et les erreurs du technicien de 59 ans commencent à s'enchaîner, si l'on s'en fie à ses propres conclusions.

Dimanche soir jusqu'à la 90e minute, le coaching de Marcelo Bielsa relevait du génie. Trois changements effectués à l'heure de jeu avec les sorties simultanées de Gignac, Romao et Dja Djédjé et les entrées de Batshuayi, Alessandrini et Aloé. Les deux premiers entrants sont impliqués sur les deux buts de leur équipe, inscrits cinq minutes après leurs entrées. Il y avait de quoi le féliciter après ce coup de maître.

Des égalisations récurrentes en fin de rencontre

Le problème vient de l'entrée en jeu du jeune défenseur de 20 ans, encore très friable dimanche soir lors du match nul de son équipe (2-2) , et qui n'aurait peut être pas eu à fouler la pelouse de Geoffroy-Guichard si Bielsa et Dja Djédjé avaient mieux communiqué. "Je n'avais pas pris la décision de faire rentrer Aloé, et j'ai interprété de manière erronée le message que Brice nous a envoyé. Lui nous a dit qu'il pouvait continuer, moi j'ai interprété le contraire. C'est pourquoi j'ai effectué ce changement, que je considère comme une erreur de ma part" a reconnu l'entraineur de Marseille. Voilà pour les excuses de Bielsa.

Le scénario du match de dimanche soir n'est pas sans rappeler celui de Reims (2-2) , où l'OM avait déjà concédé l'égalisation dans le temps additionnel après être repassé devant au tableau d'affichage. Dans l'optique de conserver son avantage, le coach du club phocéen décide alors de faire rentrer Aloé et Tuiloma. L'OM recule, l'OM concède des occasions, et l'OM se fait rejoindre au score. Mais "El Loco" encaisse, sans broncher, les critiques. "De la 70e à la 80e, mon équipe n’a pas été équilibrée. Reims s’est procuré des occasions franches. C’est pour ça que je me sens responsable des occasions concédées. Il n’y avait pas de problème de positionnement, ni d’organisation. On ne peut pas reprocher ce but aux joueurs."

EN SAVOIR + >> Et si plus rien n'allait à l'OM

L'inventaire des justifications de Bielsa avait débuté dès le soir de l'élimination en Coupe de France face à Grenoble, club de CFA, capable de revenir au score... à la dernière minute des prolongations. Comme un air de déjà-vu cette année. Toujours protecteur envers son groupe, il pointe rarement du doigt un élément de son effectif, même pas ce soir là, quand la victoire tendait les bras à l'OM. "Les reproches sont pour moi, pas pour mes joueurs. Dans ce type de match, où les différences entre les deux équipes sont aussi grandes, je dirigeais l’équipe qui avait tous les atouts pour s’imposer, j’ai plus de responsabilités que mes joueurs dans le fait de ne pas avoir réussi à gagner" expliquait-il à l'issue de cette rencontre totalement folle. Si l'on doit accorder la réussite de la première partie de saison de Marseille à son entraineur, il n'est pas étranger non plus à la mauvaise passe de son équipe. Bielsa him le reconnaît...

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