Marseille : José Anigo, l'électro-flop

Marseille : José Anigo, l'électro-flop

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LIGUE 1 - Appelé en renfort sur le banc de touche après l'éviction d'Elie Baup, José Anigo ne réalise pas les prouesses espérées, après 6 matches comme entraîneur. Eliminé des deux coupes nationales en une semaine, relégué à 9 points du podium, Marseille va mal. Et le climat, si passionné, commence à devenir plus que pesant.

On l'a vu les yeux rougis pendant le match, la tête basse en rentrant aux vestiaires, la mine des petits soirs en conférence de presse, mais José Anigo le promet : ''On a connu pire à Marseille.'' Soit. Pourtant, un mois et six matches après son arrivée sur le banc marseillais en lieu et place d'Elie Baup, limogé suite à une 6e défaite de rang en Ligue des champions, le bilan est pourtant sans appel : 5 points en quatre matches de Championnat (soit 1,25 pts de moyenne contre 1,59 pour Baup), une élimination en Coupe de la Ligue à Lyon (2-1), une autre, plus humiliante, face à Nice en Coupe de France (5-4). Et voilà l'OM avec seulement la Ligue 1 à disputer, alors qu'elle traîne à 9 points du podium.

''On n'est pas réjoui, l'équipe est en plein doute, admettait le directeur sportif et entraîneur intérimaire, après la défaite à Monaco dimanche soir . On a de bons joueurs qui doivent en être convaincus, il faut remettre les têtes à l'endroit. Les jambes suivront'' Un constat sensiblement le même que lors de sa prise de fonctions donc, quand les cadres de la saison passée traînaient leur spleen sur le terrain. Notamment en défense.

Anigo : ''fragiles défensivement, mais pas que''

Arme majeure de la 2e place marseillaise l'an passé, l'arrière-garde ne bat pas que de l'aile. Rod Fanni et Jérémy Morel, plutôt solides en 2012-2013, ne sont même plus des titulaires indiscutables alors que leurs remplaçants ne valent pas forcément mieux. Et la charnière, que Nkoulou, Diawara ou Mendes soit titulaire, est l'une des plus tendres de la Ligue 1 alors qu'elle a disputé un match de moins, et expose beaucoup trop Steve Mandanda aux frappes adverses.

''C'est tout un collectif qui doit retrouver de la confiance. On est fragiles défensivement, mais pas que'', analyse encore Anigo. Qui concède : ''S'il n'y a pas d'effet Anigo, c'est que ce n'est pas bon ! Mais il faut poser la question à mon président, c'est clair ?''

Les supporters en colère, pas le droit à l'erreur mercredi

Cette atonie générale a en tout cas plus que courroucé les supporters olympiens. Les South Winners, l'un des deux principaux groupes de fans de ''l'Ohème'' a balancé la semaine dernière un communiqué sanglant, visant directement les joueurs. ''Faisons-leur vivre l'enfer dans la vie de tous les jours'', ''Humilions ces sous-hommes !'', pouvait-on notamment lire. Depuis, ces passionnés ont retiré les propos de leur site, mettant leurs insultes ''sous le coup de la colère'' et admettant qu'ils avaient ''sous-estimé l'impact de ce texte''.

En attendant de jours meilleurs, José Anigo fait dans la méthode Coué. ''Je suis persuadé que ça va revenir'', ''peut-être que ça nous permettra de réaliser une fin de saison en trombe'', ''Il y a des signes qui vont dans ce sens (le bon)'', ''en fin de match, on retrouve un meilleur visage offensif''. N'en jetez plus. Le match de mercredi, face à Valenciennes (21e journée, en retard), s'annonce crucial. ''Si on gagne ce match, on va se repositionner'', espère l'entraîneur. ''On se reverra après pour faire un point sur le classement et les objectifs'', annonce déjà le président Vincent Labrune .

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