Matches truqués de L2 : les écoutes de Nîmes révélées

Football

JUSTICE – Dans son édition de ce samedi, Le Monde révèle une partie des écoutes téléphoniques réalisées dans le cadre de l'enquête sur le scandale des matches truqués de L2, et notamment celles de Nîmes.

Alors que la justice enquête sur la possibilité que Nîmes ait truqué six matches de la saison passée de Ligue 2, Le Monde révèle dans son édition de ce samedi une partie des écoutes téléphoniques effectuées par la police. Six personnes ont déjà été mises en examen, dont Jean-Marc Conrad, le président du club, et Serge Kasparian, un actionnaire.

Ces écoutes montrent d'abord qu'organiser un match truqué n'est pas si facile, comme lors de cette discussion entre Serge Kasparian et son fils Anthony, joueur des Crocodiles, à propos du match face à Dijon du 25 avril.
" - Pour le prochain match, c'est bon. (...) C'est sûr. Celui-ci, c'est sûr. Et Créteil, c'est pareil.
– Ils le lâchent ou c'est match nul ?
– Ils lâchent. Enfin, ils lâchent gentiment, je veux dire. Enfin on va voir.(…) Ne dis rien, ne dis rien, hein…" Au final, Dijon a "gentiment" lâché les Nîmois (5-1).

De la difficulté de bien s'organiser

On y apprend aussi que les arrangements ne se font pas forcément autour de valises de billets, mais aussi avec des échanges sur le mercato. Comme lorsque la discussion avait tourné autour de la rencontre face à Créteil (1-1) qui a permis aux Crocodiles de se sauver en Ligue 2. Cette fois ce sont Franck Toutoundijan (agent proche de Serge Kasparian) et Laurent Mohellebi joueur de Nîmes. "Je vais lui préparer des prêts de joueurs. Je peux placer des joueurs d'Arménie, on peut essayer de lui prêter des joueurs de Monaco aussi, pourquoi pas. Il va bander, le Portugais."

Enfin, et heureusement, il est parfois très compliqué de truquer un match. Dans une discussion entre Jean-Marc Conrad et Serge Kasparian, les deux hommes parlent d'une victoire assurée le 11 avril face au CA Bastia. Puis refont le match après qu'il se soit finalement soldé par un match nul (1-1).
" - C'est pas mal, mais ils n’ont pas été cool quand même.
- Ouais, avec les Corsicos c'est…
- Ouais, ce n’est pas des cadeaux.
- Non, ils sont spéciaux.
- Ils sont spéciaux, je sais.
- On les connaît par cœur. "

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